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Lumière sur le cerveau humain
Le jeu, l'activité physique et la vie dans une société sécuritaire font parmi des éléments-clés pour permettre aux enfants de grandir en santé et de permettre le plein développement de leur cerveau.

Le recette pour un jeune cerveau en santé

Le cerveau de l’enfant se développe à une vitesse folle à partir de sa conception et jusqu’au début de l’âge adulte. Et pour se développer convenablement, le cerveau de l’enfant a besoin de quatre « nourritures essentielles » : le lien affectif qu’il développera avec ses parents, la santé qui comprend la bonne alimentation et une bonne qualité de sommeil, la sécurité physique et psychologique ainsi que la présence du jeu dans sa vie.

« Ces quatre "nourritures" constituent la bonne recette pour optimiser le développement du cerveau », soutient Claude Cyr, pédiatre au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).

Les principales parties du cerveau sont formées vers deux ans et demi. Le cerveau continue de créer des synapses (connexions) pendant longtemps. « On considère le cerveau comme "organisée" entre 15 et 20 ans. Le grande plasticité du cerveau jusqu’à quatre-cinq ans le rend particulièrement malléable à l’apprentissage et aux effets de l’environnement », soutient le Dr Cyr, qui est aussi professeur et chercheur à l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche du CHUS.

Le Lien affectif

Parlons du lien affectif, d’abord, première nourriture essentielle au développement du cerveau. « L’attachement, c’est probablement l’élément le plus important dans la vie d’un enfant. À preuve, il existe une maladie qui s’appelle le nanisme psychosocial. Des enfants qui sont correctement nourris, mais qui ne sont pas aimés, ne grandissent tout simplement pas », soutient le Dr Cyr.

La santé

La santé joue aussi son rôle dans le développement du cerveau. « Une alimentation saine et du sommeil de qualité en quantité suffisante jouent un rôle essentiel chez l’enfant », soutient Claude Cyr.

Le jeu

Est-ce que c’est banal qu’un enfant soit en train de jouer avec des blocs, de rouler sur un trotteur, de tourner les pages d’un livre ou de dessiner sur un tableau? En fait, c’est tout sauf banal.

« Le jeu est essentiel au développement du cerveau chez les enfants. Le jeu avec les parents est essentiel, mais il ne faut pas négliger non plus le jeu libre, qui est tout aussi important et que les pédiatres préconisent beaucoup. Laissez jouer les enfants! C’est prouvé scientifiquement que le jeu libre diminue le stress, entre autres. Et il n’est pas défendu que les enfants s’ennuient parce qu’ils développent autre chose pendant qu’ils sont en train de s’ennuyer », ajoute le Dr Cyr.

La sécurité physique et psychologique

Puis vient ensuite la sécurité physique et psychologique de l’enfant. « C’est maintenant prouvé que le stress périnatal amène des changements biologiques chez les enfants, ce qui n’est pas banal », soutient Claude Cyr.

« Pour bien grandir, l’enfant a besoin d’un parent sécurisant, disponible, qui peut lui donner de l’amour et de l’affection physique, comme le bercer, en prendre soin », dit-il.

Au-delà des parents, c’est la société entière qui doit veiller sur ses enfants.

« L’enfant a aussi besoin d’une société qui aime ses enfants. Quand on croise un enfant, on peut lui sourire, lui dire bonjour, lui parler. Les enfants ont besoin de sentir l’amour et l’intérêt qu’on leur porte », ajoute le pédiatre intensiviste.

La sécurité physique est aussi importante. « À partir du moment où l’enfant commence à se lever, son développement explose parce qu’il commence à explorer son environnement. C’est là qu’il va mettre des objets dans sa bouche et risque de s’étouffer. C’est là qu’il va tirer sur des objets au-dessus de lui et qu’ils risquent de tomber sur lui. C’est paradoxal ce qu’on demande à un enfant : on lui demande d’apprendre à monter et descendre un escalier par exemple, mais sans se blesser. C’est notre rôle comme adultes, mais aussi comme société, de créer un environnement sécuritaire pour minimiser les risques pour nos enfants », ajoute le Dr Cyr.

Dr Claude Cyr