Les universités de Sherbrooke, Bishop’s et le Cégep de Sherbrooke s’unissent à des établissements d’enseignement supérieur pour « déclarer l’urgence climatique ».

Les universités et le cégep déclarent l’urgence climatique

Les universités de Sherbrooke, Bishop’s et le Cégep de Sherbrooke s’unissent à des établissements d’enseignement supérieur pour « déclarer l’urgence climatique ».

En signant une déclaration commune, les institutions « reconnaissent la nécessité d’un changement social pour lutter contre la menace croissante des changements climatiques » en prenant trois engagements, dont s’engager à atteindre la carboneutralité pour 2030 ou 2050 au plus tard.

L’UdeS et Bishop’s font partie de 10 universités québécoises qui s’unissent afin de joindre un mouvement mondial, à l’invitation du Réseau universitaire québécois en développement durable. 

Les établissements s’engagent à mobiliser davantage de ressources pour la recherche axée sur les mesures pour remédier aux changements climatiques. Finalement, les signataires de la déclaration entendent accroître l’accès à l’éducation relative à l’environnement et au développement durable.

La déclaration sera officialisée et diffusée aux principaux responsables gouvernementaux lors de la Conférence des parties (25 COP) qui se déroulera du 2 au 13 décembre à Santiago au Chili. 

Le mouvement a été lancé par The Alliance for Sustainability Leadership in Education (EAUC), Second Nature et la Youth and Education Alliance du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Ce mouvement regroupe 45 réseaux d’établissement d’enseignement supérieur, qui représente plus de 8000 institutions à travers la planète. 

Pierre Cossette : « C’est très important que les faits et la science servent à éclairer les décisions ; nos décisions personnelles et celles des pouvoirs politiques de tous les niveaux. »

« Souvent, les gens ont l’impression qu’on en parle, mais qu’on agit peu. On veut démontrer qu’on agit, qu’on peut agir et que chacun à sa façon, on peut le faire. »
Pierre Cossette, recteur de l’UdeS

« On pense que c’est surtout important de témoigner que l’on peut faire quelque chose. Souvent, les gens ont l’impression qu’on en parle, mais qu’on agit peu. On veut démontrer qu’on agit, qu’on peut agir et que chacun à sa façon, on peut le faire. [...] Si on investit plus en recherche, ce n’est pas juste de la recherche fondamentale, c’est de la recherche pour faire des technologies qui vont permettre d’appliquer ça de façon économiquement viable. On accentue nos efforts là-dedans », commente le recteur de l’UdeS, Pierre Cossette. 

M. Cossette rappelle que l’UdeS a inauguré récemment son parc solaire. « On est en train de faire des partenariats avec des entreprises en énergie solaire. On fait aussi des partenariats avec des grands pollueurs. On ne peut pas l’annoncer tout de suite, mais on essaie de voir comment on peut utiliser la biomasse. » 

Comme La Tribune l’écrivait la semaine dernière, le Cégep de Sherbrooke a modifié son calendrier scolaire pour faire de ce vendredi 27 septembre une journée pédagogique, qui se transformera en journée spéciale de sensibilisation et de mobilisation.

Interrogé à savoir si des dirigeants de l’UdeS iraient marcher dans les rues vendredi dans le cadre de la mobilisation citoyenne, le recteur précise qu’il s’agit d’une décision personnelle. Il rappelle que l’institution a levé les cours entre midi et 14 h 30 afin de permettre à la communauté universitaire de participer. Un départ est prévu à l’UdeS à 13 h et un autre à 14 h au parc Jacques-Cartier. La marche culminera ensuite à l’hôtel de ville de Sherbrooke.

À Bishop’s, on précise qu’aucun engagement en vue d’atteindre la carboneutralité n’avait été fait jusqu’à maintenant, même si plusieurs mesures ont été mises en place pour réduire son empreinte carbone.

Une nouvelle revue

Par ailleurs, l’UdeS lancera le magazine Climatoscope, mercredi, une « revue de vulgarisation scientifique multidisciplinaire » portant sur les changements climatiques. 

Selon les informations de l’UdeS, cette revue sera publiée annuellement. Elle présentera un portrait « des plus récentes avancées scientifiques » et se destinera à un « public averti », mais « non expert ». 

Pierre Cossette rappelle l’importance de vulgariser la science. « C’est très important que les faits et la science servent à éclairer les décisions ; nos décisions personnelles et celles des pouvoirs politiques de tous les niveaux. »