Les tuyaux des réseaux souterrains en cette saison des bris d’aqueduc et d’égout qui occupent les équipes de la Ville de Sherbrooke.

Les tuyaux mis à rude épreuve

SHERBROOKE — Les tuyaux des réseaux souterrains sont mis à rude épreuve à cette période de l’année. Les bris d’aqueduc et d’égout occupent les équipes de la Ville de Sherbrooke.

On multiplie les réparations qui infligent des gels et dégels à l’équipement, explique Michel Cyr, chef de la division de gestion des eaux et construction à la Ville.

L’eau qui vient du lac Memphrémagog est plus froide, ce qui crée un effet de contraction sur les conduites. Le métal se rétracte à cause du froid, soutient-il en entrevue avec La Tribune. Les faiblesses des conduites ressortent davantage à ce moment-là, ce qui cause des fuites.

« On s’attend à devoir faire plus de réparations cette année, car il a commencé à faire froid plus tôt cet automne », dit-il.

« On commence par rechercher la fuite et ensuite on procède à la réparation. Notre objectif est de l’avoir réparé en 24 heures. Nous n’avons pas recours à des équipes supplémentaires. Quand il y a plus de bris, nous payons des heures supplémentaires. Quand il y en a moins, nous n’en payons pas. »

Exemple d’intervention, une équipe s’est pointée sur la rue des Muguets pour une réparation d’aqueduc lundi. La rue a été fermée et on a dû interrompre l’alimentation en eau des résidences, entre la 13e Avenue Nord et la place des Muguets. On a mené des travaux de même nature en face du 6835 boulevard Bourque.

Le jeudi précédent, les équipes se sont présentées sur la rue Laurier, entre la rue Ball et la rue Aberdeen, pour réparer le réseau d’égout.

Nombre de fuites stable

Le nombre de fuites du réseau d’aqueduc se maintient d’année en année, ajoute M. Cyr. En 2018,  on a enregistré 106 sorties des employés de la Ville pour des réparations en date du 7 décembre. En 2017, on a répertorié 107 fuites d’aqueduc. En 2013 et en 2014, il s’est produit 110 événements.

« En 2015, il y en a eu 135, mais nous avions connu un hiver très froid, analyse Michel Cyr. Toutes les municipalités au Québec avaient connu une hausse du nombre de fuites. Ça a ensuite baissé à 85 en 2016, alors que l’hiver a été beaucoup plus chaud. »

« Notre moyenne est stable depuis une quinzaine d’années. Elle se situe autour de 110 cas par année. Nous procédons à des renouvellements selon l’âge du réseau ou par le nombre de fuites. Nous avons l’équivalent de 900 000 kilomètres de tuyaux d’aqueduc; seulement 110 fuites par année, c’est quand même bien. Nous avons donc le contrôle. »

Les nombreux chantiers estivaux dans les rues de la ville sont souvent commandés par la nécessité de remplacer ce type d’équipement d’approvisionnement en eau. On refait ensuite la fondation de la rue et on termine par l’asphaltage.

Ne cherchez plus de conduites en bois dans le réseau sherbrookois, comme on en installait il y a des centaines d’années, affirme M. Cyr. Bien que résistants, on a réussi à les remplacer il y a 20 ans.

Michel Cyr