Les quadistes «enclavés» à Sherbrooke

Les quadistes de la région de Sherbrooke se plaignent d’être isolés dans leur ville depuis un changement de zonage imposé par la municipalité.

Des droits de passage ont été abolis, ce qui fait que le Club Quad Arc-en-ciel de l’Estrie « est carrément enclavé » sur son territoire. « Nous ne pouvons plus aller vers Magog et les quadistes de Magog ne peuvent plus venir chez nous. Même chose pour ceux de Brompton », déplore Marc Côté, vice-président de l’organisation.

« En plus, il y a trois ans, nous avons perdu notre droit de passage dans le secteur de Lennoxville. Nous ne pouvons donc plus sortir de notre territoire. Il faut rouler de 10 à 15 kilomètres avec nos VTT sur une remorque pour atteindre des sentiers qui nous permettent de sortir de la région. »

Un récent changement de zonage dans le secteur du chemin Laliberté, du blanc au vert, a barré la route aux quadistes. Jeudi soir, le Club Quad Arc-en-ciel de l’Estrie a tenu une soirée « spécial d’information » pour les quadistes de la région de Sherbrooke, ayant comme seul point à l’ordre du jour les droits de passage sur son réseau de sentiers.

« Nos membres sont très déçus d’apprendre ça, reprend M. Côté. C’est la première fois que nous sommes isolés comme ça sur le territoire. »

« Nous faisons des pieds et des mains pour obtenir des droits de passage. La Ville ne nous aide pas beaucoup. En plus, un règlement dit qu’il faut que 90 pour cent des propriétaires de terrains (riverains) d’un sentier acceptent sinon, les VTT ne passent pas. Des fois, ça ne prend qu’un ou deux propriétaires qui disent non et on ne peut pas circuler. »

M. Côté se souvient qu’il y a quelques années le club s’était fait répondre que l’activité économique provenant du quad dans la région sherbrookoise n’est pas assez importante pour justifier l’aide de la Ville. L’organisation regroupe environ 450 membres, ajoute-t-il.

« Nous avons une étude qui dit que les retombées se chiffrent à plusieurs millions $ annuellement en Estrie. Et ça ne compte pas la motoneige. Je ne crois pas que la part de Sherbrooke est bien importante là-dedans, car on a difficilement accès aux commerces de la ville », dit-il à La Tribune.  

« Les retombées vont être encore moins élevées si Sherbrooke reste isolée autant. Avant, nous avions un comité VHR (véhicules hors route) formé avec la Ville. On pouvait avoir un échange avec l’administration municipale. Il a été aboli. Il y a toujours des embûches. »