La Ville, par l’entremise de Pro-Gestion Estrie, pourra accorder des prêts allant jusqu’à 50 000 $ aux PME touchées par la crise de la COVID-19.
La Ville, par l’entremise de Pro-Gestion Estrie, pourra accorder des prêts allant jusqu’à 50 000 $ aux PME touchées par la crise de la COVID-19.

Les PME pourront demander de l’aide à partir du 22 avril

Les petites et moyennes entreprises (PME) sherbrookoises touchées par la crise provoquée par la COVID-19 pourront déposer une demande d’aide financière d’urgence à partir du mercredi 22 avril. Ils devront remplir un formulaire à demarrersherbrooke.ca pour que leur demande soit analysée par un comité apolitique tandis que le fonds d’urgence sera géré par Pro-Gestion Estrie.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke a paraphé une entente de prêt de 1 809 033 $ avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation pour venir en aide aux PME. Chaque entreprise retenue pourra obtenir un prêt d’un maximum de 50 000 $ remboursable sur une période de trois à cinq ans. Le taux d’intérêt est fixé à 3 %.

Annie Godbout, porte-parole du comité de développement économique, rapporte que les entreprises qui pourraient être découragées par les documents à remplir peuvent demander un accompagnement auprès des organismes de développement économique de la Ville de Sherbrooke. « Ces PME doivent démontrer qu’elles étaient en bonne santé financière avant les événements de la COVID-19 et qu’elles démontrent qu’elles ont une stratégie et un plan d’action pour la relance », résume-t-elle.

Les entreprises, pour être admissibles, doivent être enregistrées au Registraire des entreprises du Québec et être en activité à Sherbrooke depuis au moins un an. Elles ne doivent pas être sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers ou la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. 

Selon Mme Godbout, entre 30 et 40 entreprises auraient déjà pris de l’information sur le programme. 

Le comité d’investissement chargé d’évaluer les demandes sera composé d’un représentant du conseil d’administration de Pro-Gestion Estrie, d’un représentant administratif de la Ville de Sherbrooke et de trois experts. Ce comité sera décisionnel et apolitique de manière à ce que les demandes cheminent rapidement. 

Marc Denault a qualifié l’arrivée de ce programme de bonne nouvelle, mais juge que les grands oubliés sont ceux qui ont lancé leur entreprise depuis moins d’un an. « Ils sont désespérés. Quand on lance une entreprise, on ne pense jamais qu’il peut y avoir un arrêt comme celui-là. Des entrepreneurs ont risqué gros et ont maintenant besoin d’un coup de main. »

Évelyne Beaudin a quant à elle rappelé qu’il s’agit d’un prêt, et non d’une subvention, et qu’il n’y a pas de risque financier pour la Ville. Elle précise qu’il s’agit d’un premier geste, mais que la crise économique aura des répercussions à long terme. « Nous avons dégagé une marge de manœuvre de 2,1 M$ à la Ville. Cet argent doit être réinvesti dans le milieu. Il ne doit pas servir à équilibrer nos finances. »