Les marchés publics de Lennoxville et de Saint-Élie vont lancer leur saison respectivement le 24 et le 30 juin prochain.

Les marchés publics et la Ville ouvrent le dialogue

À quelques jours de débuter leur saison, la coalition spontanée des marchés publics saisonniers aurait finalement trouvé un terrain d'entente avec la Ville de Sherbrooke quant au coût du permis pour les producteurs qui viennent y vendre leurs fruits et légumes frais tout l'été.
Christelle Lefèvre
La proposition préparée par le service de planification et de développement urbain, avec la collaboration de Commerce Sherbrooke, doit encore être présentée au comité exécutif puis approuvée par le conseil municipal.
Même si elle a peu de détails sur la proposition, la porte-parole de la coalition et co-coordinatrice du Marché public St-Élie, Christelle Lefèvre, est d'avis que ça devrait répondre aux attentes.
« Je pense que la table est mise pour que le dialogue se poursuive », ajoute même la dame qui a interpellé les élus au nom des trois marchés publics saisonniers, en avril dernier, pour réclamer une plus grande reconnaissance de leur mission et surtout un permis moins coûteux pour les producteurs qui y participent.
La coalition qui représentait les marchés publics de Saint-Élie, de Lennoxville et de Fleurimont faisait alors valoir que la Ville de Sherbrooke était la seule ville à imposer un permis de 100 $ à chacun des producteurs pour chaque marché auquel il prend part.
À la lumière des informations obtenues auprès de l'Association des marchés publics du Québec, la coalition déplorait également que Sherbrooke limite les marchés publics à des terrains commerciaux, tandis qu'ailleurs dans la province, on les retrouve souvent sur des terrains publics ou municipaux.
Presque trois mois plus tard, le Marché public St-Élie et le Marché public de Lennoxville lanceront néanmoins leur saison au cours des prochains jours, avec des permis qu'ils paieront ultérieurement.
« Nous avons confiance de pouvoir trouver un terrain d'entente positif avec les élus », dit la coordonnatrice du marché de Lennoxville, Marypascal Beauregard, de la Fromagerie Caitya. « En quelque part, pourquoi en serait-il autrement? »
Le marché de Fleurimont quant à lui ne verra finalement pas le jour. C'est trop de travail et trop de complications, a laissé entendre sa coordonnatrice Pascale Boutet, qui se dit prête à remettre le dossier à quiconque voudrait poursuivre les démarches.
Chez Commerce Sherbrooke, à qui l'administration municipale a demandé un avis avant de statuer, le directeur général Gilles Marcoux précise qu'il fallait être équitable pour tous dans cette histoire, incluant le marché public « officiel » de la ville, localisé au marché de la Gare, ainsi que les kiosques de fruits et légumes « de coin de rue » qui paieraient un permis de 500 $ pour leur saison.
Cela dit, il convient que les marchés publics saisonniers s'inscrivent bien dans la vision de développement commercial de la ville et créent une belle synergie avec l'offre existante.
« L'idée c'était de trouver une voie de passage qui soit équitable pour tous, et je pense que la proposition sur la table sera de nature à être acceptée par les élus », dit M. Marcoux.
Marché public de Lennoxville
Samedi de 10 h à 13 h
Du 24 juin au 7 octobre
Nouvel emplacement au 169, rue Queen (devant le Provigo)
Marché public St-Élie
Vendredi de 16 h à 19 h
Du 30 juin au 29 septembre
4675, boulevard Industriel (devant les Serres St-Élie)
Pérenniser le Marché public St-Élie
À l'aube de sa deuxième saison, le Marché public St-Élie vient de lancer une campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche Estrie. L'organisme souhaite récolter 5000 $ afin d'améliorer ses infrastructures « dans le but d'être plus attractif, plus accueillant et plus conforme aux différents règlements en vigueur dans le secteur de l'alimentation ». En fin de journée vendredi, les dons promis s'élevaient à 350 $. Il restait 32 jours à la campagne.