la Ville de Magog a décidé de restreindre le nombre de zones où cette drogue pourrait être offerte, advenant que la Société québécoise du cannabis cible un jour cette municipalité.

Les Magogois peu préoccupés par le futur site de vente de cannabis

Les Magogois ne paraissent pas très préoccupés par la décision de la Ville de Magog de permettre la vente de cannabis uniquement sur la rue Principale, une fois que la légalisation de cette drogue sera effective.

Dans l’état actuel des choses, il serait possible d’implanter un commerce vendant du cannabis à plusieurs endroits à Magog. Mais, après avoir entendu les recommandations de la Santé publique, la Ville de Magog a décidé de restreindre le nombre de zones où cette drogue pourrait être offerte, advenant que la Société québécoise du cannabis cible un jour cette municipalité.A


« Je trouve que ça ne fonctionne pas quand on autorise ça à cet endroit, mais qu’on interdit la consommation partout ailleurs. »
Carl Pépin, policier

Ainsi, Magog entend autoriser la vente de cannabis seulement sur une portion de la Principale, soit celle comprise entre les rues Sherbrooke et du Moulin. Une interdiction s’appliquerait pour l’ensemble des autres secteurs.

Pour avoir le pouls de la population concernant la question de la vente de cannabis, la municipalité a tenu une consultation publique mardi. Seul un citoyen, un policier en civil, s’est exprimé à cette occasion.

« Qu’est-ce que ça apporterait à la ville d’avoir ça au centre-ville? a demandé Carl Pépin. Je trouve que ça ne fonctionne pas quand on autorise ça à cet endroit, mais qu’on interdit la consommation partout ailleurs. C’est une incohérence. En plus, c’est la plus belle rue de la ville et on n’a pas le goût de promouvoir ce genre de produit. »

Dans la foulée, M. Pépin a rappelé que la municipalité a établi des règles très contraignantes en ce qui concerne l’établissement de bars de danseuses nues. Il a suggéré la même approche avec le cannabis.

« On a sérieusement analysé cette question et on applique ce que la Santé publique nous recommande, a répondu la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm. Vous savez, si notre seule zone pour accueillir ce type de commerce était vraiment peu attrayante, notre règlement pourrait être déclaré invalide parce que ça deviendrait une interdiction déguisée. Il faut garder une logique commerciale. »

Cela dit, Mme Hamm n’a pas fermé la porte à une révision de l’orientation privilégiée. Mais elle précise qu’il n’existe pas des dizaines de possibilités. « On souhaitait notamment éviter la rue Sherbrooke à cause de la présence de l’école secondaire de la Ruche à cet endroit », note-t-elle.

Quant à lui, le directeur de la Régie de police Memphrémagog, Guy Roy, confie que son corps policier appliquera tout simplement les règles en vigueur. « On est obligé de s’assurer de l’application de la loi et des règlements », fait-il valoir.

Rappelons que les élus municipaux de Magog ont choisi d’interdire la consommation de cannabis dans les parcs et autres espaces publics. Cette décision a aussi été prise par d’autres municipalités, mais elle va à contresens de l’avis émis par la Santé publique.