« L’industrie automobile a fait le constat qu’il faut faire quelque chose parce qu’il y a un virage majeur », note Marco Labrie, directeur général du Comité paritaire de l’industrie des services automobiles des Cantons de l’Est.

Les garagistes emboîtent le pas

Un grand changement s’opère sur les routes du Québec, mais aussi dans les garages. Les ventes de véhicules électriques augmentent d’année en année et on pourrait en compter plus d’un million au Québec d’ici 10 ans. Cette nouvelle réalité force toutefois les garages qui assurent l’entretien et la réparation des automobiles à s’adapter rapidement.

Pour ce faire, une formation à la grandeur du Québec sera mise sur pied.

« L’industrie automobile a fait le constat qu’il faut faire quelque chose parce qu’il y a un virage majeur, explique Marco Labrie, directeur général du Comité paritaire de l’industrie des services automobiles des Cantons de l’Est. Le Québec représente 40 % des ventes de véhicules électriques au Canada. Les ventes au Québec doublent chaque année, c’est vraiment majeur. »

Les formateurs seront trouvés cet automne alors que les travailleurs pourront suivre la formation à partir de janvier 2020.

« Ce sera des formations de jour, parce que les soirs et la fin de semaine ça ne pogne plus beaucoup, mentionne M. Labrie. Ce sera aussi des formations rémunérées. On veut faire ça pendant les périodes creuses, janvier, février et août, septembre avant les pneus d’hiver. C’est notre plan. Ça demande du financement, mais on a bon espoir que ça se réalise. »

Attestations

De plus, une attestation d’études professionnelles (AEP) en véhicule électrique de 645 heures se donnera dans les centres de formation professionnelle à travers la province. Un morceau toutefois un peu trop gros pour des travailleurs déjà sur le marché du travail.

« Ce qu’on a développé, c’est une formation de 105 heures qui pourra éventuellement faire partie d’un programme de reconnaissance des acquis pour que les gens puissent obtenir leur AEP. Pour un garage indépendant, 645 heures représentent une fermeture de quelques mois. »

Marco Labrie assure que la volonté est bien présente pour les employés et les propriétaires de garage de se mettre à niveau.

« Les cours qu’on donne en ce moment pour les véhicules hybrides sont pleins, explique-t-il. Les gens le savent, le voient et le constatent que ça s’en vient. On veut préparer les gens lorsque les véhicules vont demander plus d’entretien. L’objectif, c’est que les garages dans les villages puissent faire l’entretien si quelqu’un s’achète un véhicule électrique. »

L’espoir est d’avoir 19 groupes et 152 travailleurs pour commencer cette grande mise à niveau.