Bernard Sévigny a dressé le bilan de sa campagne électorale vendredi, entouré des 14 candidats de son parti.

Les engagements du Renouveau coûteraient 15M$

Les 17 engagements pris par le Renouveau sherbrookois (RS) en cours de campagne électorale coûteraient un peu moins de 15 M$ aux contribuables sherbrookois. C’est le budget qu’a présenté le chef Bernard Sévigny, vendredi, à l’occasion de son bilan de campagne.

Des dépenses projetées, 12,2 M$ relèvent du budget d’immobilisation, qui serait financé avec des emprunts, du payé comptant ou à même les surplus accumulés. Les immobilisations comportent 10 M$ pour la réfection du réseau routier, 1 M$ pour l’accès au réseau de bibliothèques dans Fleurimont et 1 M$ pour l’agrandissement des écocentres. À noter toutefois que la création d’un nouveau parc industriel n’a pas été budgétée pour le moment.

Quant aux dépenses courantes, pour la création d’un bureau de consultation publique ou pour la création d’un corridor Sherbrooke-Boston, elles s’élèvent à 2,66 M$, soit environ 665 300 $ par année. « Nous avons été extrêmement pragmatiques, réalistes et responsables. Le poids de nos engagements est d’environ 0,23 % du budget municipal, qui s’élève à 291 M$. »

Bernard Sévigny a rappelé que ses candidats suivront forcément la ligne de parti pour les 17 engagements dévoilés en campagne électorale. Une question de cohérence, dit-il.

« Quand nous prenons les deux derniers mandats, on se rend compte que les engagements du Renouveau, qui ont toujours été autour de 16 ou 20 engagements, ça représente 2 ou 3 % des décisions qui sont prises par le conseil. Ça veut dire qu’au cours des quatre prochaines années, 97 % des résolutions seront adoptées par des conseillers sans ligne de parti, selon leur conscience et l’intérêt de leurs concitoyens. »

Concrètement, les engagements du RS se traduiront par la création d’emplois, dit M. Sévigny. « Ce que les gens pourront voir sur le terrain, ce sont les entreprises qui vont croître à partir des stratégies fondées sur l’ouverture d’un corridor avec la région de Boston. Ça se traduira par l’expansion d’entreprises, la création d’emplois. Les Sherbrookois en bénéficieront directement. Quand on dit qu’on aura besoin d’un nouveau parc industriel, ça veut dire que le parc actuel sera plein. Les gens sentiront des emplois d’une meilleure qualité. Particulièrement les jeunes. »

Les questions d’éthique et la mésentente au conseil ont par ailleurs monopolisé une partie de l’espace public pendant la campagne.

« Ce dont les gens nous parlent, c’est de sécurité dans les rues, de création d’emploi. Les gens sont davantage dans cette réalité-là. À partir du moment où il y a une véritable campagne, il se dit toutes sortes d’affaires. C’est normal. Il ne faut pas penser que cette construction-là des commentaires médiatisés est la préoccupation des citoyens. Nous en avons entendu des vertes et des pas mûres. Mais quand on parle de climat au conseil, ce n’est pas un CPE un conseil municipal. Il y a des débats, des dossiers qui sont remis en question. C’est normal. C’est une instance politique. De penser que c’est l’harmonie complète tout le temps, ça ne peut pas arriver. »

Bernard Sévigny estime d’ailleurs que la campagne a été plus difficile que celles de 2009 et 2013. « Il y a un niveau de respect qui s’est perdu un peu en cours de route. C’est malheureux. C’est l’effet du nombre. C’est aussi ça faire de la politique. »

Enfin, M. Sévigny se dit fier de sa campagne. « Nous avons été à l’écoute de la population. Nous avons tenu compte de la réalité financière et de la capacité de payer des citoyens. »