Marc Denault
Marc Denault

Les élus ont mis leur agenda politique de côté, selon Denault

Le conseiller Marc Denault répond à sa collègue Évelyne Beaudin au lendemain du lac-à-l’épaule qui réunissait les élus lundi. Si Mme Beaudin laissait entendre que les élus se cherchaient des accomplissements à inscrire dans le bilan de leur mandat en organisant une réunion de planification stratégique, M. Denault rapporte que la plupart des intervenants ont laissé leur agenda politique de côté pour permettre à la Ville de se relever de la pandémie.

« Ça me fait penser à mes étudiants qui ne font pas leurs lectures pendant la session et qui se réveillent avant l’examen. Les gens se sont rendu compte que leur bilan était faible et qu’il fallait trouver des propositions concrètes », a accusé Mme Beaudin lundi, déplorant qu’aucune planification stratégique n’ait été adoptée en cours de mandat.

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« Nous avons eu des échanges respectueux et nous avons vu beaucoup de dossiers qui touchaient la COVID-19 », clame Marc Denault. « Nous devons trouver une nouvelle façon de gérer face à la menace. »

Selon lui, les élus ont amené plusieurs propositions positives lundi, autant du point de vue de la santé publique que du développement du transport en commun. « J’ai senti une grande écoute de l’administration. On vit une situation particulière et les gens qui se démarquent, ce sont ceux qui se rallient pour travailler ensemble. La majorité des élus ont mis leur agenda politique de côté pour travailler ensemble. »

M. Denault avance que des documents de planification stratégique se trouvaient déjà en possession des élus avant le lac-à-l’épaule à la suite des exercices de concertation précédents. Une stratégie arrive-t-elle trop tard? « Si on avait présenté une planification stratégique en janvier, elle ne serait déjà plus bonne. J’ai senti de la plupart des gens qu’ils voulaient trouver des solutions. Je suis fier d’avoir participé à cette journée constructive. »

Le conseiller balaie les accusations de sa collègue selon lesquelles plusieurs cherchent surtout à redorer leur bilan politique. « Un mandat politique, ça ne se réalise pas seulement dans la dernière année et pas juste dans notre propre district. J’ai senti que les préoccupations de mes collègues n’étaient pas strictement limitées à leur district, mais qu’elles visaient toute la ville. »