Jean-François Roberge

Les doctorants en psychologie recevront leur bourse

Après des mois d’incertitude, les doctorants admissibles au programme de bourses pour les internats en psychologie ont reçu une bonne nouvelle. Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a confirmé que tous les doctorants auront accès à une bourse à l’automne s’ils en font la demande.

Rappelons que les bourses existantes étaient jugées insuffisantes par le Regroupement des étudiants des études supérieures en psychologie de l’Université de Sherbrooke (REESPUS). À un point tel en fait que la moitié de la cohorte des internes de 3e année en psychologie n’aurait pas eu accès à la rémunération en septembre à Sherbrooke. Un tirage au sort était même prévu pour déterminer quels étudiants obtiendraient les bourses.

Pour l’année 2019-2020, la répartition des bourses sera donc ajustée. Le ministre s’engage également à ce que l’évaluation du programme, prévue initialement en 2020-2021, commence plutôt à l’automne 2019. Ainsi, pour les années subséquentes, un mode d’attribution des bourses répondant mieux aux besoins réels sera mis en place.

« Le gouvernement du Québec tient à corriger la situation en revoyant les modalités de répartition des bourses destinées aux doctorants en psychologie, a déclaré Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, par voie de communiqué. Nous voulons donner accès aux bourses à tous les doctorants admissibles au Programme qui en font la demande. Ainsi, nous renforçons l’importance de l’adéquation entre la formation et le marché du travail tout en confirmant notre volonté de valoriser les professions qui font partie de l’une de nos grandes priorités qu’est la santé. »

« On est soulagé et c’est un sentiment de victoire, explique pour sa part Raphaëlle Paradis-Lavallée, étudiante en 3e année au doctorat en psychologie et porte-parole du REESPUS. Ce gain-là on ne l’a pas eu tout cuit dans bec, c’est le fruit de notre lutte. »

Elle estime toutefois que tout n’est pas encore gagné.

« Il y a une question qui reste un peu en suspens qui est celle de la pérennisation du programme. Actuellement il se termine l’an prochain. Le programme sera réévalué à l’automne, mais on veut s’assurer que ça devienne permanent. »