Le Centre dentaire du Vieux-Sherbrooke a dû fermer ses portes lundi matin, comme l’ensemble des cliniques dentaires de la province. — Photo La Tribune, Frédéric Côté

Les cliniques dentaires ferment leurs portes

Les cabinets des dentistes ont fermé leurs portes pour une période de 14 jours pour tous les patients ayant rendez-vous pour des traitements dentaires non urgents, conformément à la recommandation de l’Ordre des dentistes du Québec (ODQ) et de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec (OHD).

Ainsi, tous les rendez-vous pour des traitements dentaires électifs et des soins buccodentaires préventifs, c’est-à-dire non urgents, devront être reportés à une date ultérieure.

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Les patients qui ont besoin de traitements urgents à la suite d’une infection, d’une douleur aiguë ou d’un traumatisme sont invités à communiquer par téléphone avec leur dentiste habituel afin que ce dernier puisse évaluer le niveau d’urgence réel et, le cas échéant, établir le meilleur endroit ainsi que la meilleure façon pour fournir les soins en toute sécurité.

Lundi matin, dans tous les cabinets de dentistes de la région, le personnel s’affairait à téléphoner aux patients pour les aviser de la fermeture de la clinique.

« Dans notre cas, nous demandons à nos patients qui ont des besoins urgents de laisser des messages sur nos boîtes vocales et nous les rappelons », indique le Dr Mathieu Faubert, dentiste à Sherbrooke et administrateur de l’Association des chirurgiens dentaires du Québec pour l’Estrie.

Les dentistes accueillent bien ces nouvelles directives visant à éviter la propagation du virus dans les cabinets, d’autant plus que les risques de transmission sont bien présents lors de procédures dentaires.

« Nous n’avons pas le choix de suivre les consignes du gouvernement et celles de nos ordres professionnels. Nous sommes dans le milieu de la santé; nous avons un rôle à jouer pour éviter la propagation », souligne le Dr Faubert.

Les employées qui travaillent dans les cabinets des dentistes, notamment les secrétaires et les hygiénistes dentaires, se retrouvent donc sans emploi. De même que les dentistes, qui sont des travailleurs autonomes et qui ne sont donc pas admissibles à l’assurance-chômage selon les conditions actuelles.

« Nous sommes en attente des lignes directrices pour nos employées, pour voir les mesures qui seront prises pour compenser le fait qu’elles n’ont plus de travail… Nous nous questionnons aussi pour nous, comme travailleurs autonomes, d’autant plus que nos frais d’exploitation vont continuer même si nous sommes dans l’impossibilité de travailler », indique le Dr Faubert.