Même si les chauffeurs d’autobus commencent à être fixés de la façon dont ils seront protégés de la COVID-19 dans leur véhicule lors du retour en classe la semaine prochaine, certains éléments restent encore en suspens.
Même si les chauffeurs d’autobus commencent à être fixés de la façon dont ils seront protégés de la COVID-19 dans leur véhicule lors du retour en classe la semaine prochaine, certains éléments restent encore en suspens.

Les chauffeurs d’autobus scolaires se questionnent

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Même si les chauffeurs d’autobus commencent à être fixés de la façon dont ils seront protégés de la COVID-19 dans leur véhicule lors du retour en classe la semaine prochaine, certains éléments restent encore en suspens.

Le président du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Stephen P. Gauley ne comprend pas pourquoi les chauffeurs de 60 ans et plus ont l’obligation de rentrer au travail, alors qu’ils ont été invités à rester à la maison par les autorités gouvernementales.

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« Si je prends mon exemple alors que je viens d’avoir 60 ans, je ne peux même pas voir mes petits-enfants, mais je dois rentrer au travail pour transporter les enfants des autres. Pour l’équité on repassera », signale le leader syndical qui représente plus de 3000 chauffeurs d’autobus au Québec.

Ce dernier se demande pourquoi les parois pour isoler le chauffeur dans les autobus scolaires n’ont pas été rendues obligatoires au lieu d’être simplement recommandées.

« Mon employeur Transdev m’a invité à voir ce qui avait été installé. C’est très bien. Le polymère retenu par de puissants aimants ne se déplace pas durant le transport, ne fait pas de bruit et ne nuit pas à la visibilité. Il a été approuvé par la SAAQ. Ce ne sont cependant pas tous les transporteurs qui comptent en installer », indique M. Gauley.

Il se demande comment ces employeurs qui refusent de mettre en place cette recommandation vont se justifier auprès de la CNESST si des chauffeurs refusent de rentrer au travail.

« La loi les oblige à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour la protection des travailleurs. Sans ces parois, les employeurs vont se mettre en contradiction avec cette disposition de la loi », estime M. Gauley.

Le président du secteur transport scolaire de la FEESP–CSN souligne que les trousses comprenant les masques, les gants et le désinfectant sont une bonne chose. Il mentionne que les chauffeurs attendent la refonte des circuits étant donné le nombre d’enfants moins importants par autobus pour respecter les règles de distanciation.

« Pour respecter le deux mètres, le nombre d’élèves sera limité à douze dans les gros véhicules et à trois ou quatre dans les minibus. Nous attendons de voir comment les redéfinir les circuits », mentionne Stephen Gauley qui aurait préféré que le retour en classe se fasse une semaine plus tard afin de tout soit prêt.