Jean-Samuel Blanc participe à cette tournée pour une deuxième année.

Les Alouettes partent à la rencontre des jeunes

Deux joueurs des Alouettes de Montréal se sont déplacés vers Sherbrooke, lundi pour partager avec les enfants des écoles primaires Plein-Soleil et Alfred-Desrochers. Au menu, du football, bien sûr, mais aussi beaucoup de plaisir. L’objectif de la journée? Montrer aux enfants la base du sport : lancer, attraper et courir.

Jean-Gabriel Poulin, un secondeur qui en sera à sa deuxième année avec les Als, en est à ses tout premiers pas dans la Tournée ultimate football. « On vient ici et les enfants ont du plaisir, ils ont de grands sourires sur leur visage. Ça me rappelle quand j’étais petit et que je jouais à l’école. Changer les rôles, c’est ce qui me motive et c’est ce que j’aime faire », décrit-il, visiblement heureux de partager de beaux moments avec les enfants. 

Bien sûr, les joueurs ont tous eu un faible pour ce sport à un moment ou à un autre de leur vie. Pour Poulin, c’est son père, qui était entraîneur, qui a contribué à sa passion. « Je ne me souviens pas du moment exact où j’ai eu la piqûre, mais je sais que j’aime le sport depuis que je suis tout petit. Ça a été un objectif pour moi de jouer au football toute ma vie depuis que je suis un petit bonhomme. J’ai commencé à jouer au secondaire et j’ai su que c’était le seul sport pour moi », décrit-il, tout sourire. 

Jean-Samuel Blanc, lui, était un amateur de jeux vidéos. « Les jeunes s’identifient un peu à mon histoire. J’ai des grands frères et des grandes sœurs qui pratiquaient l’athlétisme, le soccer et le basket. Le football ne se pratiquait pas vraiment chez nous. Moi, je jouais aux jeux vidéos. Un jour, mon frère m’a amené le jeu Madden 2004. Comme j’étais bon dans le jeu, j’ai voulu l’essayer dans la vraie vie. C’est là que j’ai commencé », raconte l’athlète de 6 pieds 1 et de 245 livres. 

Blanc participe à la tournée pour une deuxième année consécutive. « Je ne veux pas dire que je suis un enfant, mais c’est le cas! Étant jeune, quand tu regardes des athlètes comme ça, tu dis “ wow ”. Là, c’est moi qui suis rendu cette personne-là! Cette année, on fait 75 écoles », rappelle-t-il. 

Du positif après une saison difficile

Jean-Gabriel Poulin avoue que cette expérience fait du bien après une saison difficile. « Ça me rappelle pourquoi on fait ça. Après une saison où on a subi beaucoup de défaites, c’est difficile, mais quand on voit qu’on est capable d’avoir un impact positif sur les jeunes, ça donne un sens à ce que l’on fait. »

De plus, l’atelier peut aider des enfants. « Je pense à un jeune qui n’a pas excellé dans d’autres sports, il a peut-être un problème d’estime de soi. Tout à coup, il peut réaliser qu’il est capable d’attraper le ballon, de le lancer, donc ça peut lui donner de l’estime et faire en sorte qu’il poursuive dans le football. Ça peut aussi être quelqu’un qui a beaucoup de facilité dans les sports et qui réalise qu’il adore ce sport. Plein de facteurs peuvent influencer ces jeunes », analyse le joueur. 

Le superviseur des projets football amateur pour les Alouettes, Olivier Turcotte, juge important de parcourir les quatre coins du Québec et de montrer les rudiments du sport. « Sur les 75 écoles primaires, je ne cacherai pas que la majorité est à Montréal et sur les rives. Ça demeure l’équipe de la province, donc on part en tournée à Sherbrooke, Saint-Georges-de-Beauce, Lévis, Rimouski, Drummondville, Chicoutimi et Alma. On se fait un certain devoir de se promener pour que les jeunes des différentes régions puissent fraterniser et rencontrer nos joueurs » 

Ce qu’ils ont dit -à propos du Super Bowl :

Olivier Turcotte : « Les connaisseurs ont apprécié le spectacle. C’était un match défensif. C’est sûr que de nos jours, les gens aiment beaucoup les matchs offensifs. Les connaisseurs savent apprécier le fait qu’il y a eu un bon match entre deux bonnes défensives et deux bons groupes d’entraîneurs. C’était un vrai jeu d’échecs. Je souhaitais que les Rams gagnent, mais on ne peut que respecter ce que les Pats font sur le terrain. »

Jean-Gabriel Poulin : « Pour le fan normal, c’était peut-être un match qui semblait plate. En tant que joueur de football, j’ai adoré le match : c’était très stratégique et très défensif. Pour la santé du sport, c’est bien de voir beaucoup de touchés et d’attrapés spectaculaires, mais ultimement c’était un très beau football. Tu ne peux pas ne pas être un fan de Tom Brady. »

Jean-Samuel Blanc : « Je ne suis pas un grand fan des Patriots, mais au Super Bowl, tu ne peux pas gager contre eux. Ce n’était pas automatique, car les Rams ont une très bonne équipe, mais les Patriots c’est une équipe tellement bien préparée, que parier contre eux, c’est perdre son argent. »