Christine Labrie
Christine Labrie

L’enquête sur la plainte de la députée Labrie confiée à la SQ

L’enquête concernant l’intimidation dont aurait été victime la députée de Sherbrooke Christine Labrie a été confiée à la Sûreté du Québec.

La députée solidaire a porté plainte au Service de police de Sherbrooke vendredi dernier à la suie de messages reçus en raison de ses fonctions d’élue à l’Assemblée nationale du Québec.

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« Étant donné qu’il s’agit d’une élue de l’Assemblée nationale, nous devons confier l’enquête à la Sûreté du Québec. C’est ce qui est prévu dans les niveaux de service de la Loi sur la police », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

L’une des deux plaintes déposées par Christine Labrie au Service de police de Sherbrooke vendredi concernait des menaces particulièrement agressives, indiquait, lundi, la députée de Sherbrooke en entrevue à La Tribune. Les évènements sont survenus peu après sa prise de parole à l’Assemblée nationale pour dénoncer l’intimidation subie par plusieurs députées.

« Je n’ai pas attendu longtemps avant de dénoncer, parce que c’était très violent », indiquait la députée solidaire, précisant que les menaces qu’elle a reçues sous forme de message ont été prises au sérieux par les autorités. En ce qui a trait à la deuxième plainte, celle-ci aurait été déposée pour dénoncer une situation de harcèlement.

« C’est une situation qui n’était pas nouvelle, que j’avais décidé d’ignorer au début et jusqu’à tout récemment. À un moment donné, comme ça ne cessait pas, il fallait changer de stratégie », partage Mme Labrie, indiquant que les évènements durent depuis plusieurs mois.

« Je n’ai aucun contrôle sur l’issue, mais j’ai le sentiment du devoir accompli. J’ai pris mes responsabilités pour que ça cesse », commente-t-elle également. 

Elle avance être en mesure d’identifier « au moins l’une des deux personnes » faisant l’objet de ses plaintes.