En 2019, 3062 nouveaux Estriens sont venus au monde, selon l’Institut de la statistique du Québec.
En 2019, 3062 nouveaux Estriens sont venus au monde, selon l’Institut de la statistique du Québec.

Légère hausse du nombre de naissances en 2019

La région estrienne a connu une légère hausse du nombre de naissances en 2019 par rapport à l’année précédente. L’Estrie poursuit ainsi sa remontée à ce chapitre depuis le creux remarqué en 2017.

L’an dernier, 3062 nouveaux Estriens  sont venus au monde, apprend-on en consultant le Bulletin sociodémographique publié mercredi par l’Institut de la statistique du Québec. C’est seulement 20 naissances de plus qu’en 2018 et 40 de plus qu’en 2017.

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On est quand même loin du sommet atteint en 2010, quand 3386 bébés avaient vu le jour en Estrie.

En 2019, la région a donc suivi le mouvement remarqué pour l’ensemble du Québec où on a enregistré 84 200 naissances, soit un nombre légèrement supérieur à celui enregistré en 2018 (83 840). Cette faible augmentation (environ 0,4 %) est la première observée depuis 2012, précise l’Institut de la statistique du Québec. 

Au chapitre de la fécondité au Québec en 2019, elle est demeurée stable en Estrie pour une troisième année consécutive, soit 1,63 enfant par femme. C’est un recul par rapport à l’indice de fécondité observé au cours des années antérieures, quand il se situait à 1,71 (2011, 2013, 2015 et 2016), à 1,74 (2014), à 1,75 (2009) et à 1,78 (2010).

La hausse du nombre de naissances observée entre 2018 et 2019 au Québec s’explique par une augmentation du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et non par une hausse de la fécondité, observe l’Institut de la statistique. De fait, l’indice synthétique de fécondité s’établit à 1,58 enfant par femme en 2019, tout juste en deçà de celui observé en 2018 (1,59 enfant par femme).

L’indice synthétique de fécondité au Québec est inférieur à 1,6 enfant par femme pour une deuxième année consécutive. Il s’était maintenu au-dessus de ce niveau de 2006 à 2017, atteignant un maximum de 1,73 enfant par femme en 2008 et en 2009. Depuis 1970, l’indice se situe sous le seuil de remplacement des générations (2,1 enfants par femme).

La baisse de l’indice synthétique de fécondité est liée à la diminution des taux de fécondité chez les femmes de moins de 30 ans. Au-delà de cet âge, la hausse des taux observée pendant plusieurs années semble depuis peu laisser place à une certaine stabilisation.

De manière générale, la fécondité dans les régions du Québec a connu une évolution à la baisse au cours de la dernière décennie. En 2019, on a cependant enregistré une hausse de l’indice dans 11 des 17 régions administratives du Québec par rapport à 2018. La fécondité demeure la plus élevée dans le Nord-du-Québec (2,6 enfants par femme), alors qu’elle est la plus faible à Montréal et dans la Capitale-Nationale (moins de 1,5 enfant par femme).

L’indice synthétique de fécondité correspond au nombre moyen d’enfants qu’auraient un groupe de femmes si elles connaissaient, tout au long de leur vie féconde, les niveaux de fécondité par âge d’une année donnée.