Jean-Sébastien Gagnon est un voyageur aguerri.

L’Écollectif a éveillé la passion du voyage

Jean-Sébastien Gagnon n’en était pas à ses premiers billets d’avion quand il a choisi de partir pour un mois au Bélize. Tout au long de sa vie, le Sherbrookois de 42 ans a trouvé les moyens d’explorer le monde. Sa passion pourrait lui avoir été transmise par un voyage réalisé au primaire, avec l’Écollectif.

« J’avais neuf ans et nous avons fait un voyage en France. C’était la première fois que j’allais à l’extérieur du pays. Je suis certain que ç’a changé quelque chose. »

À 19 ans, son envie de partir devenue trop forte, il a organisé un voyage en Australie sans avertir sa famille. « Je suis allé me chercher une marge de crédit et je cumulais trois emplois pour recueillir de l’argent. Je suis allé chercher mon visa à Montréal et c’est après que j’ai annoncé à mes parents que je partais. »

Avec 200 $ en poche, un anglais approximatif au bout de la langue, il s’éclipsait un an en Océanie. « J’ai fait une immersion complète et ç’a été le déclencheur pour le reste de ma vie. »

S’il gardait enfoui le rêve de travailler au Cirque du Soleil, il a choisi d’étudier la psychoéducation. Par un pur hasard, il a saisi l’occasion de devenir agent de bord pour Air Canada. « Mais quand les tours sont tombées en 2001, il y a eu des mises à pied massives. »

Après 21 tentatives, il a finalement décroché un emploi au Cirque du Soleil, où il devenait coordonnateur aux accessoires et aux costumes. « J’ai eu des ateliers de moulage, de peinture, de mécanique… En deux ans, je suis devenu une référence en accessoires. »

Lentement, il s’est mis à voyager pour visiter les différents spectacles du Cirque sur la route. Il partait une dizaine de fois par année et a maintenu le rythme pendant 12 ans. « Je ne suis pas accro aux voyages, mais à l’aventure et à la découverte. Aux rencontres aussi. C’est comme si j’avais une petite anxiété à l’idée de manquer quelque chose… »

S’il n’a pas de « liste « de destinations à visiter, il compte une cinquantaine de tampons différents dans son passeport. « Il n’y a pas un soir où je ne me couche pas en pensant à d’autres pays, à des personnes que j’ai rencontrées le long du chemin. »

Jean-Sébastien Gagnon préfère par ailleurs nettement les voyages avec peu de moyens, où il part avec son sac à dos et mange dans les restos du coin. Mais il ne s’empêche pas d’explorer autrement tout en se montrant soucieux de son empreinte écologique.

« Si je devais arrêter de voyager, ce serait un grand deuil. Il y a une grande beauté à découvrir, à partager… »