Sherbrooke renonce à la troisième phase de son contrat avec B-CITI Solutions, qui a conçu l’application mobile pour le paiement du stationnement au centre-ville.
Sherbrooke renonce à la troisième phase de son contrat avec B-CITI Solutions, qui a conçu l’application mobile pour le paiement du stationnement au centre-ville.

Le Ville renonce à une partie du contrat avec B-CITI

La Ville de Sherbrooke se retire d’une partie de son contrat avec la firme B-CITI Solutions Inc., qui a conçu l’application permettant d’acquitter les frais de stationnement au centre-ville. Le contrat comportait trois phases, et c’est la troisième phase, qui consistait au développement et à l’implantation d’une solution intégrée de paiement de factures, qui est abandonnée.

La Ville évoque les retards dans le développement de la phase 2, qui devait être livrée à l’automne 2016 et qui a rencontré plusieurs écueils, pour exercer son droit de retrait. Vivianne Gravel, présidente et directrice générale de B-CITI Solutions, estime que la Ville de Sherbrooke a pris une bonne décision.

Le projet lancé en 2016 visait dans un premier temps la mise en place d’une solution de paiement mobile pour les stationnements. La deuxième phase concernait la gestion des permis de stationnement et des autres types de permis par un service en ligne. Les deux premières phases devaient coûter 65 000 $ au total, alors que la solution intégrée de paiement des factures était évaluée à 94 500 $. 

Dans les documents rendus publics par la Ville, on note que le volet 1 a nécessité plus d’efforts que prévu, même s’il a pu être implanté en décembre 2016. Aujourd’hui, 25 % des transactions de paiement de stationnement se font à travers l’application. 

Le deuxième volet a rencontré plusieurs problèmes de développement et de livraison.

Alors que la Ville refuse de commenter le dossier, Vivianne Gravel, elle, indique que son entreprise venait de naître quand elle a paraphé une entente avec la Ville de Sherbrooke en 2016. « Nous avions beaucoup sous-estimé la transformation numérique d’une ville. Nous avions signé des ententes avec 14 villes en 18 mois. Sherbrooke était notre deuxième client. »

Aujourd’hui, selon Mme Gravel, les produits de B-CITI Solutions sont en cours de déploiement dans une centaine de municipalités. « Le deuxième volet, pour la gestion des permis, était plus complexe que nous pensions parce qu’il y a beaucoup de règlements entourant les permis à la Ville. Nous avons néanmoins livré les deux premières phases. »

Le volet suivant, qui en était un de développement, ne cadre plus avec la réalité. « Ils ont raison de mettre fin à ce module, parce qu’il s’agirait de livrer un produit qui, aujourd’hui, existe déjà. »

Selon Mme Gravel, son entreprise a lancé une plateforme pour les villes intelligentes qui se divise en quatre modules. Elle permet d’identifier une personne et de la retrouver dans plusieurs services municipaux, par exemple à la bibliothèque pour la location de livres, et même dans plusieurs villes différentes connectées à B-CITI. « Nous sommes la seule au monde à faire ça. »

Toujours selon Vivianne Gravel, la numérisation des services aux citoyens permet aux villes d’économiser en moyenne 11 $ par citoyen avec la plateforme de base. « On arrive à diminuer le temps d’attente pour l’inscription au camp de jour ou aux cours de piscine parce qu’il est possible de le faire en ligne. Même que certains revenus peuvent augmenter de 40 % parce que les citoyens ne sont plus découragés par le processus qu’ils doivent suivre pour obtenir un service. »

Mme Gravel avance que la Ville de Sherbrooke se montre toujours intéressée par les services de facturation en ligne, mais qu’il sera plus logique de procéder par appel de propositions plutôt que de réaliser le contrat tel qu’il était conçu. B-CITI pourrait encore, selon elle, décrocher le contrat en proposant un outil existant.

À la Ville de Sherbrooke, on confirme avoir un intérêt pour la facturation en ligne mais on serait toujours en cours d’analyse des options.