Une soirée portant sur le train de passagers entre Montréal et Sherbrooke est prévue à bord de l’Orford Express le 12 septembre.

Le train de Rebello veut séduire les jeunes entrepreneurs

Le directeur de la Fondation Train de nuit, François Rebello, poursuit sa campagne de séduction pour la mise en service d’un train de passagers entre Montréal et Sherbrooke. Il organise donc un voyage sous la forme de 5 à 7, repas inclus, à bord de l’Orford Express le 12 septembre. Pour l’occasion, le propriétaire du Théâtre la Marjolaine, Marc-André Coallier, et la directrice générale d’Espace inc., Chloé Legris, ont accepté d’être du voyage.

« Nous voulons mettre de l’avant que le train peut être un bon moyen de déplacement pour les jeunes entrepreneurs. Nous avons aussi invité les différents partis politiques et les administrations des villes se trouvant le long du trajet. Les billets sont en vente sur notre page Facebook au coût de 75 $, mais ils n’incluent pas l’alcool », explique M. Rebello.

L’invitation est ouverte à tous les citoyens qui désireraient en apprendre davantage sur le projet.

Chloé Legris, qui hésite à prendre position dans les dossiers concernant le transport, admet néanmoins que l’ajout d’un train, qui permettrait éventuellement de se déplacer jusqu’à Boston, pourrait être un atout pour les jeunes entrepreneurs. 

« Il faut qu’on arrive à connecter nos écosystèmes vers Boston, Montréal et Toronto. Il faut pouvoir se déplacer facilement vers ces villes. Nous avons déjà des start-up qui naviguent vers Boston et Montréal régulièrement pour développer leur marché là-bas. Nous profiterons du 12 septembre pour faire une soirée dans le train et parler de l’axe Sherbrooke-Boston. Il s’agira aussi d’une occasion de réseauter. Il faut arriver à se projeter dans un monde où le transport est plus efficace et plus avancé. Je connais beaucoup de gens qui auraient un intérêt pour le train, comme pour l’aéroport. Le train est tout à fait cohérent avec ce que la région essaie de développer avec la Nouvelle-Angleterre. »

Rappelons que le projet de train entre Montréal et Sherbrooke pourrait éventuellement permettre une liaison vers Boston.

Si le développement d’un corridor économique entre Sherbrooke et Boston figurait parmi les promesses électorales du Renouveau sherbrookois, Mme Legris admet ne pas avoir eu de discussions à ce sujet avec le maire Steve Lussier depuis son élection.

Marc-André Coallier, lui, se dit curieux d’en apprendre davantage sur le projet de train. « Tout ce qui est transport en commun, moi j’embarque. Il n’y aurait pas de gare à Eastman, mais peut-être à Magog et Bromont. Dès qu’on a un train, on peut commencer à penser à des affaires, par exemple à un autobus qui prend les voyageurs à la sortie du train et les amène à Eastman. Ils peuvent passer la journée au spa, chez les antiquaires et venir souper au théâtre avant d’assister à un spectacle. Même moi, je pourrais prendre le train à partir de Saint-Lambert. Je me déplace toutes les fins de semaine de mai à septembre pour venir en Estrie. Socialement parlant, c’est le temps qu’il y ait des trains au Québec. On nous dit de ne pas prendre notre cellulaire au volant. Alors aidez-nous à nous déplacer pendant que nous nous divertissons ou que nous travaillons. Moi, ça m’allume! »