Il faudrait dépenser 3,2 M$ pour remettre le Théâtre Granada en état.

Le Théâtre Granada en mauvais état

Il faudrait dépenser 3,2 M$ pour remettre le Théâtre Granada en état. Il reçoit un indice de vétusté de E, soit de bâtiment en très mauvais état, en fonction de son déficit de maintien d’actif. Il figure sur une liste de 20 bâtiments municipaux en mauvais ou très mauvais état.

Le constat intervient au moment du dépôt d’un plan de gestion des actifs immobiliers municipaux. Parmi les autres bâtiments nécessitant des investissements majeurs, notons le Centre récréatif de Rock Forest (2,9 M$), le Centre Julien-Ducharme (2,8 M$), le Centre récréatif Ivan-Dugré (1,8 M$) et le Centre Hydro-Sherbrooke (1,5 M$).

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Le Granada vend les bancs d'origine du balcon

Le plan d’action propose la démolition de cinq bâtiments, soit le garage-atelier du secteur Saint-Élie, le bâtiment de service du parc Alguéric-Buissière, le garage du secteur Deauville, le bâtiment de service du parc de la Kruger et le bâtiment d’entreposage du parc Jacques-Cartier.

Il est recommandé d’investir en moyenne 6,5 M$ par année pour maintenir le parc immobilier en bon état.

L’indice de vétusté d’un bâtiment est établi en fonction des composantes qui doivent être remplacées et qui représentent une portion importante de la valeur du bâtiment, soit les toitures, les systèmes de climatisation ou de chauffage, les portes, les fenêtres ou le revêtement extérieur. Ce sont 65 % des bâtiments qui sont en très bon ou bon état et 24 % qui sont en mauvais ou très mauvais état.

Pour les cinq prochaines années, il faudrait investir 5 M$, donc 25 M$ au total, pour redresser l’état général des bâtiments municipaux, alors qu’en 2018, ce sont 3,6 M$ qui avaient été prévus. « À ce rythme, il n’est pas envisageable de voir la condition physique des immeubles s’améliorer au cours des prochaines années », lit-on dans le plan de gestion.

Il faudrait ensuite injecter plus de 8 M$ par année entre 2023 et 2028. D’ici 2048, des investissements de 195 M$ seront nécessaires.

« Les plus grands besoins d’interventions concernent la superstructure et l’enveloppe des bâtiments, puis les services et les aménagements intérieurs et enfin, l’infrastructure de ceux-ci », lit-on encore. « Repousser les travaux critiques dans le temps aurait pour effet de voir le déficit de maintien d’actif augmenter drastiquement et par le fait même, certains bâtiments se détériorer de manière irréversible. »

« Le budget de fonctionnement ne pourra supporter à lui seul les dépenses imminentes des années à venir et il serait inutile qu’il soit consacré en partie à maintenir en service des équipements en fin de vie utile. »

Les rues ou l’immobilier?

La conseillère Évelyne Beaudin a mentionné que la Ville a investi énormément dans le bitume dans les dernières années et qu’elle s’attend à recevoir un coup de main plus important pour la réfection des infrastructures routières de la part du gouvernement fédéral. « Ce serait une bonne occasion de se donner un peu de lousse pour donner un peu d’amour à notre parc immobilier. »

Paul Gingues s’est montré en désaccord. « Je ne suis pas pour qu’on arrête d’injecter de l’argent dans nos rues. Je ne vois pas comment on peut reprendre le dessus. Nos routes, c’est la base. »

Nicole Bergeron y voit un bon outil d’aide à la prise de décision « pour la préparation budgétaire, mais aussi pour ceux qui viendront après nous et qui auront des choix à faire. »

La Ville possède actuellement 259 immeubles totalisant une superficie de plancher de plus de 1 564 255 pieds carrés. On y trouve des immeubles à bureaux, des installations sportives, récréatives et culturelles et des édifices abritant des services d’utilités publiques. Depuis 2016, 85 bâtiments d’importance ont été inspectés.