Certains édifices du centre-ville de Sherbrooke ont été placardés.

Le Studio Sex placardé : une simple erreur, dit Sévigny

Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny assure qu'il ne faut pas sauter aux conclusions trop vite en ce qui concerne l'installation de panneaux sur les murs extérieurs du bar Le Studio Sex au centre-ville.
Il s'agit d'une simple erreur faite par des cols bleus. On ne visait pas à faire pression sur ce commerce pour l'inviter à quitter le secteur. «Je pense que tout le monde en convient. C'est malheureux pour le propriétaire qui a été surpris, mais il n'y avait pas d'intention malicieuse. À la limite, je pense que tout le monde en rit, mais nous ne sommes pas de mauvaise foi», a-t-il déclaré jeudi à ce sujet.
«Ça montre que nous vivons dans un monde perfectible et que personne n'est à l'abri d'erreurs et voici une erreur que nous avons corrigée rapidement.»
Quelques édifices visés par le projet Well Inc. ont été placardés au cours des dernières semaines. Les cols bleus devaient placarder l'ancien O' Tommy's Pub. Les édifices abritant autrefois l'Hôtel Wellington et le restaurant Pat ont aussi été sécurisés de la sorte.
On veut ainsi empêcher que les édifices soient squattés. Ceux apposés sur le bar de spectacles érotiques ont été retirés.
«Nous procéderons à la démolition des bâtiments que nous avons placardés. Nous visions le pub irlandais pour éviter que ce bâtiment vide soit squatté jusqu'à ce que nous le démolissions», a précisé M. Sévigny.
«Ce sont des mesures de précautions que nous prenons.»
Jointe par La Tribune, la direction de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue n'a pas voulu émettre de commentaire concernant le phénomène des squats au centre-ville de Sherbrooke.  Les renseignements à ce sujet demeurent confidentiels, note le directeur général  Étienne Bélanger-Caron. - Avec Jonathan Custeau