Samuel Ducharme, porte-parole du SPS

Le SPS s'inquiète de la présence des armes à air comprimé

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) s'inquiète de la présence toujours plus grande des armes à air comprimé sur son territoire.
Depuis quelques années, on assiste à une augmentation du nombre d'appels de citoyens disant avoir reçu des projectiles, signale Samuel Ducharme, porte-parole du SPS.
Un cas d'attaque à la carabine à plomb aurait été rapporté jeudi, mais M. Ducharme ne peut confirmer aucune information.
« Nous recevons régulièrement des plaintes de citoyens disant avoir été atteints par des projectiles », confirme-t-il.
« On peut facilement acheter ce genre d'objet dans des magasins grande surface. »
Selon M. Ducharme, on remarque aussi que les armes tirant des billes de plomb ou de plastique sont souvent des copies de pistolet ou de fusil d'assaut à peu de chose près. « Ça peut devenir très dangereux », dit-il.
« La ressemblance avec une véritable arme est frappante. J'ai peur qu'un jour quelque chose de grave se produise... Nous sommes intervenus à la suite de vols qualifiés dans lesquels ce type d'arme était utilisé. »
Le SPS reçoit aussi des appels de gens disant avoir aperçu un propriétaire d'arme à air comprimé déambulant sur le trottoir en pensant qu'il s'agit d'un véritable fusil.
Le loisir du « airsoft », des simulations de combat avec des armes à billes, prend de l'ampleur. Celui-ci doit se pratiquer dans des endroits spécialement conçus pour ce type d'activité, ajoute Samuel Ducharme.
Ce dernier recommande aux parents voulant procurer ce type d'objet en vente libre à leurs enfants de bien en encadrer l'utilisation. « Il faut demander qu'est-ce que le jeune veut faire avec. Ce n'est pas quelque chose qu'on amène dans les parcs ou à l'école », dit-il.
« Il faut de l'équipement de protection comme des lunettes de protection. »