Le SPS pourrait sévir dans les parcs

SHERBROOKE - Le Service de police de Sherbrooke (SPS) pourrait sortir le carnet de contraventions si on lui signale encore des comportements de citoyens qui vont à l'encontre des règlements municipaux dans les parcs de la Ville.

« Nous allons continuer de faire de la prévention, mais nous pouvons adopter le mode répression si le besoin est là », avertit Samuel Ducharme, porte-parole du SPS. « Nous voulons que ça soit clair. Nous le disons publiquement. »

« C'est une des manières de faire changer les habitudes des gens. Nos équipes ont fait beaucoup de prévention depuis le début de l'année dans les parcs. Nous avons reçu plusieurs plaintes concernant des comportements dans les parcs qui ne respectent pas la règlementation », explique-t-il à La Tribune.

La liste des gestes observés ne respectant pas la règlementation municipale est longue. On parle notamment de consommation d'alcool et de cannabis dans les parcs. On remarque aussi des gens qui utilisent des contenants de verre, ce qui peut être dangereux pour les usagers jouant nu-pied dans le parc, fait remarquer M. Ducharme.

On a aussi reçu des plaintes pour des chiens se déplaçant dans les parcs municipaux sans être en laisse. Cela devient malaisant dans le contexte des cas de morsures rapportés au cours des dernières semaines dans la région estrienne, lance-t-il.

On a aussi remarqué la présence de citoyens dans les parcs alors qu'ils sont fermés, soit de 23h à 6h le matin.

« Des équipes patrouillent en soirée pour vérifier et faire de la prévention. Ces policiers sont nos yeux », souligne SamuelDucharme.

« Il n'est pas question ici de dire que nous partons en guerre. Nous ne souhaitons pas nous mettre à distribuer des contraventions, mais des fois c'est la méthode à utiliser pour faire changer les choses. »

Les amendes sont quand même salées. Selon l'infraction, en ajoutant les frais, les montants à payer vont 75 à 225 $.