Les joueurs de sport électronique s’affrontent tout aussi bien sur des jeux vidéos de soccer (FIFA 18), d’arts martiaux (Street Fighter), de jeux de guerre (Call of Duty) ou de stratégie (League of Legends). Ils sont suivis par des entraîneurs et des nutritionnistes. Ils s’entraînent régulièrement et gagnent des prix pouvant atteindre des millions de dollars dans des stades réunissant parfois 50 000 spectateurs.

Le sport électronique entre à l’école

Les sports électroniques, ou « eSports », gagnent en popularité année après année auprès des jeunes. Voilà pourquoi le Collège du Mont-Sainte-Anne a décidé de suivre la tendance et d’offrir, dès la rentrée de septembre prochain, un programme de concentration scolaire en sport électronique (Esports), a appris La Tribune.

La nouvelle sera annoncée officiellement lundi, sur la page Facebook de l’institution privée réservée aux garçons.

Ce nouveau programme des Marquis sera réalisé en partenariat avec l’Académie Esports Canada, qui a démarré ses activités en avril 2018 à Montréal.

La Tribune a appris que le programme sera composé de 1800 heures sur cinq ans, à raison de 360 heures par année, afin de faciliter la conciliation des études et des jeux vidéos.

Des entraîneurs professionnels et des installations de haut niveau, comprenant des ordinateurs de nouvelles générations, seront mis à la disposition des garçons athlètes.

« Le nouveau programme du Collège du Mont-Sainte-Anne vise à favoriser le développement des futurs cyberathlètes de haut niveau au Québec dans un encadrement qui permettra la promotion de nos valeurs tout en valorisant également la réussite scolaire. L’objectif premier de l’élève athlète est la diplomation », peut-on lire dans une documentation qui sera rendue publique lundi, dont La Tribune a obtenu copie.

« L’Académie a pour mission de développer des programmes et offrir des services dans le but d’encadrer la pratique du sport électronique tout en misant sur la prévention et les saines habitudes de vie afin de créer les meilleur(e) s cyber-athlètes au pays. »

La passion des jeux électroniques connaît un essor fulgurant partout dans le monde et elle cogne même aux portes des Jeux olympiques.

L’agence de presse AFP relatait en août dernier l’ouverture de Tony Estanguet, le président du comité des JO 2024 : « On doit se pencher dessus parce qu’on ne peut pas ignorer et dire : “ Ce n’est pas nous, ce n’est pas compatible avec les Jeux olympiques. ” C’est intéressant qu’on discute tous ensemble pour mieux comprendre comment ça fonctionne et pourquoi l’e-sport a autant de succès. »

Les joueurs de sport électronique s’affrontent tout aussi bien sur des jeux vidéos de soccer (FIFA 18), d’arts martiaux (Street Fighter), de jeux de guerre (Call of Duty) ou de stratégie (League of Legends).

Ils sont suivis par des entraîneurs et des nutritionnistes. Ils s’entraînent régulièrement et gagnent des prix pouvant atteindre des millions de dollars dans des stades réunissant parfois 50 000 spectateurs.

Une rencontre d’informations est prévue le 26 février à 19 h au Collège ou via la page Facebook du Collège.