Le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE), Richard Bergevin
Le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE), Richard Bergevin

Le SEE réclame plus de leadership de la part de Jean-François Roberge

SHERBROOKE - Le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE), Richard Bergevin, espère que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, fera preuve d’un plus grand leadership dans le cadre des négociations de la convention collective du secteur public après le remaniement ministériel. 

M. Bergevin souligne qu’il y a des problèmes majeurs dans le système d’éducation qui sont principalement ressortis en raison de la COVID-19. Il a évoqué la pénurie d’enseignants et la composition de la classe régulière. « Le ministre avait fait des promesses importantes pour ces deux éléments majeurs. Jusqu’à maintenant, on a vu un ministre qui parlait bien dans les médias, mais qui souvent était incohérent quand il arrivait le temps de poser des gestes concrets. On souhaite maintenant que les promesses se concrétisent. »

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Il mentionne qu’il est essentiel de mettre en valeur la profession d’enseignant. « Si on veut que l’éducation devienne réellement la priorité numéro un du gouvernement comme il l’avait déjà décrit avant de se faire élire, et bien, il faut qu’il trouve des solutions à l’attraction des jeunes et à la rétention des plus expérimentés. On n’attire pas suffisamment de jeunes vers la profession pour le nombre de personnes qui quittent. Il faut également qu’il trouve des solutions à la classe régulière. »

M. Bergevin mentionne que la proposition faite par le gouvernement doit être changée.  

« Je pense que maintenant nous sommes rendus à l’étape d’éliminer les irritants majeurs dans la proposition gouvernementale et de travailler sur des solutions aux problèmes qui se vivent dans les milieux. » Le président de la SEE espère que Jean-François Roberge sera en mesure de proposer des solutions. « Les enfants ont besoin d’avoir de meilleurs services et les enseignants ont besoin de plus de considération. »

Richard Bergevin souligne que pour l’instant le gouvernement ne prend pas en considération les demandes du syndicat. « Nous n’avons pas encore sentis que le gouvernement était sérieux. Il nous a dit à plusieurs reprises, ce printemps, qu’il souhaitait régler avant la fin juin. Nous n’avons pas encore vu de gestes concrets qui permettent de dire qu’il y a une fenêtre d’opportunités pour régler la négociation. Toutefois, nous savons que parfois ça déboule vite. »

Une ministre entièrement dédiée à l’Enseignement supérieur

Le premier ministre, François Legault, a procédé à un remaniement ministériel lundi. L’ancienne ministre de la Santé et des Services Sociaux, Danielle McCann sera désormais à la barre du ministère de l’Enseignement supérieur. « Ces nominations en éducation, en santé et en immigration touchent plusieurs volets de la mission universitaire. À l’enseignement supérieur, il faudra notamment voir l’envergure des changements et leur impact sur les structures et les équipes. Nous allons évidemment poursuivre notre collaboration avec les ministères concernés d’une manière constructive et proactive pour contribuer au développement de la société québécoise dans le contexte très particulier que nous connaissons », a commenté le recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette.