Le SCFP dénonce la tarification des stationnements au CIUSS de l'Estrie-CHUS

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) trouve « inacceptable » la tarification des stationnements qui entrera en vigueur pour ses membres à compter du 1er avril 2017 et souhaite que le CIUSSS de l'Estrie-CHUS revoie sa politique.
« Nos membres sont captifs de l'employeur à la majorité des endroits, il n'y a pas d'autres alternatives pour eux, et on va enlever tout d'un coup jusqu'à 137,50 $ à certains. À part à l'Université de Sherbrooke, au CHUS et au centre-ville, les stationnements sont gratuits en Estrie », indique le conseiller syndical du SCFP en Estrie, Éric Bergeron.
« Il n'y a pas de navettes pour les employés à l'extérieur de Sherbrooke et malgré cela, si un employé est appelé d'urgence, l'employeur ne veut pas que ça lui prenne trois heures à arriver au travail. Il l'employé) ne peut pas plus utiliser une navette s'il est appelé de nuit. »
La nouvelle politique des stationnements ainsi que la tarification qui en découle ont été entérinées jeudi soir par le conseil d'administration du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Alors que le stationnement était gratuit pour la majorité des employés à travers le réseau, il leur en coûtera dorénavant entre 137,50 $ et 550 $ pour se garer sur leur lieu de travail. Le conseiller syndical trouve mensonger le principe « d'utilisateur-payeur » sur lequel l'administration du CIUSSS de l'Estrie-CHUS s'appuie pour orienter sa nouvelle politique.
« L'employé qui travaille 21 heures se trouve à payer le même montant qu'un employé qui travaille à temps plein, même s'il n'a pas le même salaire. En plus, les employés vont devoir payer même lorsqu'ils sont en congé, absents pour cause de maladie ou en vacances. C'est inacceptable », déplore-t-il.
Pas que des médecins
Le SCFP compte 110 000 membres au Québec, dont une dizaine de milliers au sein du CIUSSS régional. Éric Bergeron rappelle qu'il ne s'agit pas tous de médecins et que plusieurs ont des salaires modestes.
« Il faut en tenir compte. Il n'y a pas que des médecins qui travaillent dans les centres hospitaliers, il y a des préposés aux bénéficiaires, des préposés à l'entretien, des gens de bureaux, des gens qui travaillent à la cuisine, qui travaillent à la buanderie, etc. pour qui l'impact n'est pas le même. Nous allons tout faire pour stopper l'appauvrissement des employés », signale Éric Bergeron.
Le syndicat se penchera également sur le recours à un service d'impartition par le CIUSSS régional pour gérer les stationnements. Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS compte une centaine de stationnements sur son territoire.
« La convention collective au niveau de la sous-traitance prévoit une clause qui nous permet de faire une contreproposition compétitive à l'employeur. On a l'intention de regarder cette avenue-là. On espère ultimement que l'employeur va nous rouvrir une table pour lui faire part des particularités des problématiques que la politique dégage », résume Éric Bergeron.