Selon le ministère des Transports, le réseau autoroutier de l’Estrie est encore en mesure d’absorber une augmentation du trafic, même s’il survient occasionnellement des problèmes, notamment aux heures de pointe.

Le réseau routier pas encore à capacité

Bien qu’en forte croissance, le réseau autoroutier de la région de Sherbrooke n’a pas encore atteint son point de saturation. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) toutefois garde un œil sur certains secteurs chauds.

« Le tronçon de l’autoroute 10 entre la 610 et la 410 demeure le plus achalandé de tout le réseau du Ministère dans les Cantons-de-l’Est (52 000 véhicules par jour) et nous continuons à observer l’évolution de la situation », assure Dominique Gosselin, conseillère en communication du ministère.

« Plusieurs causes peuvent expliquer l’augmentation du débit de circulation sur une route ou une autoroute. De façon générale, cette augmentation peut être attribuable à la croissance démographique d’une ville, à l’étalement urbain, au changement des habitudes de déplacement des usagers ainsi qu’au développement résidentiel ou commercial d’un secteur. Bien que l’on puisse observer une augmentation des débits de circulation sur les autoroutes à Sherbrooke au cours des cinq à six dernières années, le Ministère n’a pas analysé de façon détaillée les causes. »

On a pu d’ailleurs observer plusieurs chantiers ces dernières années sur le réseau autoroutier de la région. On a dû procéder à des travaux de correction d’ornières, souvent dans la voie de droite. Le MTQ a aussi commencé à procéder à des travaux de nuit pour ne pas nuire à la circulation.

De plus, le MTQ a expérimenté une nouvelle technique, le planage de la chaussée, pour améliorer la douceur de roulement de son réseau routier, notamment sur l’autoroute 10, entre la 410 et la sortie 137.

Dominique Gosselin, conseillère en communication au MTQ en Estrie.

« Nous observons une augmentation des débits, mais nous ne considérons pas que le réseau a atteint sa capacité. En général, ça se passe bien, le trafic est fluide. Les ralentissements sont particulièrement observés durant l’heure de pointe du matin sur l’autoroute 610 en direction ouest à l’approche de l’autoroute 10, ou encore, sur les autres axes routiers lorsqu’un événement est en cours sur le réseau, tel qu’un accident ou un chantier routier », ajoute Mme Gosselin.

« Les statistiques de débits de circulation peuvent donner une vue d’ensemble au Ministère et lui permettre ainsi de mieux orienter ses interventions. Ces données servent également à planifier la gestion de la circulation durant les travaux. »

Ajustements

Dominique Gosselin en profite pour rappeler les aménagements effectués dans le secteur surchargé de la 10, entre les autoroutes 610 et 410. Par le passé, le MTQ est intervenu après avoir observé des ralentissements de courte durée durant les heures de pointe. On a procédé au doublement de la bretelle d’accès entre l’autoroute 10 et l’autoroute 610 (sortie 143) en 2012, à l’aménagement d’un carrefour giratoire à la jonction de l’autoroute 610 et de la route 112 en 2012, au doublement de l’autoroute entre le kilomètre 8 (sortie de la route 216) et la route 112 (fin de l’autoroute 610) en 2013-2014.

Les travaux de correction des ornières ont été réalisés sur plusieurs tronçons autoroutiers au cours des dernières années, dont certains avaient été asphaltés il y a longtemps, précise-t-elle. « Le phénomène d’orniérage est relativement complexe. Plusieurs facteurs peuvent y contribuer, notamment une sollicitation importante de la chaussée. Au cours des deux dernières années, le Ministère a réalisé de nombreux chantiers d’asphaltage sur le réseau autoroutier à Sherbrooke pour remédier aux ornières. »

« Pour tous ces tronçons, la dernière intervention d’envergure remontait à plus de dix ans. »

Nouveaux travaux

Dans ce sens, des travaux sont à prévoir sur l’autoroute 410 en direction ouest, notamment à la hauteur des boulevards de Portland et de Monseigneur-Fortier, où des ornières se sont formées. Il est toutefois trop tôt pour déterminer un échéancier. Des travaux de rapiéçage ont été réalisés en août 2019 par les équipes du MTQ à la hauteur des sorties 1, 2, 4 et 6, afin d’améliorer la surface de roulement.

Deux autres projets d’asphaltage figurent déjà dans la liste des projets de l’Estrie pour 2020, soit sur la 610 en direction ouest, entre la route 216 et la rivière Saint-François, et sur la 10 en direction est, entre la sortie 140 et la 610, en direction ouest, entre la 610 et la route 220, ainsi que la 55 en direction sud, entre la rue Laval et la route 222.

On devra aussi demeurer attentif à ce qui se passera du côté de la 410, dont le prolongement doit être terminé à la fin de l’année 2020, conformément à l’échéancier. Pour l’instant, outre ce chantier, aucun projet d’amélioration n’est prévu sur les autoroutes à Sherbrooke.

« La mise en service de la phase II du prolongement de l’autoroute 410, située entre la fin actuelle de l’autoroute et le chemin Glenday, offrira aux usagers en périphérie de Sherbrooke un accès direct à l’autoroute, limitant ainsi les délais pour les temps de parcours actuels est-ouest. Il se pourrait qu’on observe une augmentation du trafic », déclare Mme Gosselin.

« Les objectifs de ce projet sont d’améliorer les conditions de la circulation et la sécurité routière ainsi que de réduire l’impact du transit, plus spécifiquement des véhicules lourds, dans le centre-ville de l’arrondissement de Lennoxville. »