Étienne Lavoie a été amené au palais de justice de Sherbrooke jeudi matin.

Le psychologue Étienne Lavoie accusé de proxénétisme

Psychologue et ancien directeur clinique d’une maison de thérapie, Étienne Lavoie fait face à 14 chefs d’accusation en lien avec du proxénétisme, des agressions sexuelles et du trafic de stupéfiants à Sherbrooke.

« Mon client veut clamer son innocence. Cette arrestation a beaucoup d’impact sur beaucoup d’aspects de sa vie », signale l’avocat de la défense Me Christian Raymond, qui a insisté pour que le dossier procède rapidement dans l’enquête sur remise en liberté.

Cerné, les menottes aux poings, Lavoie a comparu brièvement, jeudi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

L’homme de 47 ans, qui réside à Sainte-Catherine-de-Hatley, a été accusé de proxénétisme, d’agression sexuelle, d’agression sexuelle armée, de trafic de stupéfiants, d’avoir obtenu des avantages matériels provenant de service sexuel, d’avoir fait de la publicité de services sexuels, de distribution d’images intimes sans consentement, de menaces de mort et de voies de fait.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf s’est opposée à la remise en liberté de l’accusé.

Elle a remis la preuve volumineuse à la défense. Plusieurs vidéos ont été déposés en preuve dans ce dossier. Elle mentionne qu’Étienne Lavoie n’était pas impliqué dans un réseau.

L’enquête sur remise en liberté se déroulera, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Étienne Lavoie

Trois victimes

Inscrit à l’Ordre des psychologues du Québec, Étienne Lavoie aurait fait au moins trois victimes, des femmes majeures, entre janvier 2018 et février 2019.

Il aurait offert les services sexuels des femmes impliquées dans cette affaire à partir d’annonces sur Internet. Les gestes commis se déroulaient vraisemblablement dans un contexte de consommation de crack. Lavoie aurait profité de la vulnérabilité de ses victimes alléguées pour accomplir les gestes criminels.

Ce sont des gestes commis entre le 12 et le 16 février dernier qui semblent avoir accéléré l’arrestation d’Étienne Lavoie.

Des accusations d’avoir obtenu des services sexuels moyennant rétribution, d’agression sexuelle armée, de voies de fait et de trafic de stupéfiants ont été portées spécifiquement pour cette période.

« Il commettait à l’occasion ses crimes sur son lieu de travail. Les infractions se faisaient dans un contexte de prostitution. Le SPS a été mis au fait de ce dossier il y a quelques semaines », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Étienne Lavoie possède des antécédents judiciaires en matière de vol, menaces, entrave au travail des policiers et possession de crack. Il avait été condamné à 26 jours de prison à purger les fins de semaine en février 2018.

De nombreux bris de probation ont été portés contre lui au cours des derniers mois.

La division des enquêtes criminelles du SPS a travaillé en collaboration étroite avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales dans ce dossier.

« Nous avons reçu plusieurs informations à la suite de l’arrestation d’Étienne Lavoie. Elles seront analysées et d’autres victimes pourraient s’ajouter au dossier. D’autres accusations pourraient être éventuellement déposées. Une collaboration est également faite avec le syndic de l’Ordre des psychologues du Québec », mentionne l’agent Carrier.

Le SPS invite les victimes ou toute personne qui détient de l’information au sujet d’Étienne Lavoie à contacter le service au 819-821-5555.