Simon Homans attend toujours de savoir s'il pourra agrandir le site des courses d'accélération de Saint-Élie.

Le promoteur de St-Élie Motorsports presse les élus de trancher

Le promoteur de Saint-Élie Motorsports, Simon Homans, en a assez d'attendre le feu vert pour l'agrandissement de son site de courses d'accélération. À la période des questions à l'hôtel de ville lundi, il a pressé les élus de trancher avant la dissolution du conseil le 2 octobre.
Simon Homans
Rappelons que les élus attendaient notamment les résultats des tests de son menés par SNC-Lavalin et par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour avoir un portrait complet de la situation. Quelle que soit la configuration du site, le promoteur doit respecter une limite de 45 décibels pour les activités de motocross et de 50 décibels pour les courses d'accélération à des points précis déterminés par la Cour d'appel. Les deux rapports confirment que les limites sont respectées.
« L'adoption d'un second projet de règlement était prévue le 5 septembre, mais elle a été remise et devait passer ce soir (lundi). Je trouvais les raisons légitimes. Mais l'adoption n'est pas à l'ordre du jour. Je me demande ce qui se passe », a interrogé M. Homans.
Le conseiller de Saint-Élie, Julien Lachance, a tenté une réponse. « Quand on s'est parlé, c'était pour trouver une solution gagnant-gagnant et revenir avec une solution ce soir (lundi). On m'a dit que l'entente dont nous avions convenu ne vous était pas parvenue. Nous regarderons s'il est possible de ramener le dossier lors du prochain conseil, mais nous avons toujours l'option de surseoir au projet. »
« Qu'est-ce que ça va prendre pour qu'on arrête de surseoir au projet? » a rétorqué M. Homans.
« Nous avons entendu votre demande. Nous avons entendu aussi les commentaires des citoyens. La partie des drags, la façon dont c'est encadré, nous sommes confortables. Mais pour le motocross, le fait qu'il n'y a pas de prises de son du côté ouest est un problème. »
Simon Homans a rappelé qu'on lui avait proposé d'entamer un processus de médiation avec les citoyens, chose qu'il a faite. « Nous avons eu une première séance où tout s'est bien passé. Plus tard, les citoyens ont décidé que le processus de médiation était suspendu. À la deuxième rencontre, j'étais seul. Aucun d'entre eux n'est venu. Les deux rapports de son sont conformes. À un moment donné, je pense que le conseil a tout en main pour prendre une décision éclairée. »
M. Homans avait affirmé, la semaine dernière, être prêt à accepter les résultats d'un référendum sur la question. Il demandait aux élus de procéder pour que les citoyens puissent se prononcer démocratiquement.
Le président du comité exécutif, Serge Paquin, a mentionné que l'objectif était d'arriver avec le dossier le plus complet possible. « Une rencontre était prévue vendredi. Il semble qu'elle ait eu lieu et que le résultat n'était pas assez probant pour qu'on nous demande de remettre à l'agenda le dossier. On espère que le dossier sera assez clair le 2 octobre. »
Simon Homans s'en est pris à Julien Lachance en conclusion de ses commentaires. « M. Lachance, quand vous pensez être en conflit d'intérêts, vous demandez conseil à vos services juridiques. Dans ce cas-ci, vous n'avez pas le goût de demander conseil à votre service d'urbanisme? »
Julien Lachance rétorque que comme élu, il écoute le service d'urbanisme. « Nous avons aussi la responsabilité d'écouter les citoyens qui subissent des nuisances. Je souhaite encore trouver une solution gagnante. J'ai encore confiance qu'il y a de la place à la discussion. »