La maladie est qualifiée de « tueur silencieux », car beaucoup de personnes atteintes ne ressentent aucun symptôme et ignorent qu'elles sont porteuses du virus.

Le Projet C, pour dépister l'hépatite C

L'hépatite C est une maladie du foie qui ne cause pratiquement aucun symptôme. Quand elle dégénère cependant, elle peut provoquer une cirrhose du foie, une condition grave pouvant entraîner la mort.
Si le traitement pour vaincre l'hépatite C est aujourd'hui fort efficace, il nécessite cependant un diagnostic, une prise de sang, des médicaments à prendre pendant environ trois mois et quelques rendez-vous chez un gastro-entérologue.
Ce processus bardé de rendez-vous et de comprimés peut s'avérer ardu pour les gens vivant dans la précarité. C'est justement pour abaisser des barrières au traitement qu'est né le Projet C.
« Nous voulons offrir une réponse communautaire pour favoriser l'accès et l'adhérence au traitement de l'hépatite C tout en réduisant son incidence », explique Isabelle Bouchard, directrice de l'ARCHE de l'Estrie.
L'hépatite C est une maladie qui se transmet principalement par le sang. Les consommateurs de drogue en injection ou en inhalation sont donc particulièrement à risque de contracter cette maladie.
Un peu plus de 1000 Québécois ont reçu un diagnostic d'hépatite C en 2016, dont 67 en Estrie. Il s'agit d'hommes dans 70 % d'âge adulte.
Il faut faire la distinction avec les hépatites A et B qui sont mieux connues. Des vaccins sont d'ailleurs disponibles pour ces deux hépatites, contrairement à l'hépatite C. L'hépatite A se contracte par l'eau contaminée, alors que l'hépatite B se transmet par le sang et lors des relations sexuelles.
Il est possible de rejoindre les intervenants du Projet C en composant le 873-200-5707.