Le corps de Thomas Cameron, 18 ans, a été découvert le 3 août dernier vers 21 h 30 au parc Adrien-Cambron.

Le présumé meurtrier de Thomas Cameron demeure détenu

Si la détention du garçon de 17 ans accusé du meurtre de Thomas Cameron a été ordonnée pour la durée des procédures judiciaires, l’adolescente accusée avec lui subit son enquête sur remise en liberté.

Cheveux ébouriffés, barbe éparse un peu longue, chemise grise, celui qui était adolescent au moment des accusations, mais qui est maintenant adulte, a annoncé en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec qu’il renonçait à son enquête préliminaire.

« Il est conscient que le tribunal va ordonner sa détention pour la suite des procédures », a expliqué au tribunal l’avocate de la défense Me Kim Dingman.

Le corps de Thomas Cameron, 18 ans, a été découvert le 3 août dernier vers 21 h 30 au parc Adrien-Cambron.

Dès le début des procédures judiciaires, la procureure aux poursuites criminelles, Me Nathalie Robidoux, a demandé que le jeune homme, qui est accusé de meurtre prémédité, soit assujetti à une peine pour adulte.

Une preuve par prépondérance des probabilités devra être faite à ce sujet si l’adolescent est reconnu coupable de l’accusation portée contre lui.

La peine maximale pour un mineur est de 10 ans pour un meurtre au premier degré, alors que la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans est celle imposée pour la même accusation au tribunal adulte.

D’ici le retour du dossier devant le tribunal le 19 décembre, son avocate devra faire un choix concernant le type de procès. L’accusé pourra subir un procès devant un juge seul de la Cour du Québec où un procès devant juge et jury en Cour supérieure, mais avec des règles de droit de la chambre de la jeunesse.

« Je viens de recevoir de la preuve sur plusieurs CD que je dois analyser. Je ne peux faire de choix aujourd’hui », a expliqué Me Dingman.

Meutre au 2e degré

Accusée de complicité après le fait au moment des évènements, l’adolescente de 15 ans doit maintenant se défendre d’une accusation de meurtre au deuxième degré.

Deux témoins, dont l’enquêteuse au dossier, seront entendus lors de l’enquête sur remise en liberté prévue pour deux jours, mercredi et jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Les deux accusés adolescents restent en garde fermée dans deux centres jeunesse distincts depuis leur arrestation.

Des interdictions de contact et de se trouver au même endroit avaient été émises dans leurs dossiers respectifs.

Une ordonnance de non-publication émise par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec empêche de révéler les faits de cette affaire survenue l’été dernier.

Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ainsi que le Service de police de la Ville de Sherbrooke ont mené une enquête commune dans ce dossier.

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Procès devant jury pour deux vols qualifiés

Accusé de deux vols qualifiés commis à 1,5 kilomètre de distance dans l’est de Sherbrooke, Patrick Morin a demandé un procès devant juge et jury.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, mercredi, Morin a renoncé à son enquête préliminaire.

Le suspect aurait commis un premier vol qualifié le 25 mars au dépanneur Bowen.

L’autre vol a été perpétré le 1er avril.

L’homme de 42 ans a été accusé de vol qualifié en utilisant une arme à feu, de possession d’arme à feu pour commettre une infraction criminelle, de possession d’outils de cambriolage et de bris de probation.

L’accusation de vol qualifié avec une arme à feu comporte une peine minimale de quatre ans de prison.

Son avocat Me Patrick Fréchette a demandé que le dossier soit reporté au 4 novembre afin de fixer la date du procès.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau s’était opposé à la remise en liberté de Morin dès le début des procédures.

Morin aurait sévi à deux reprises en moins d’une semaine en braquant des dépanneurs situés à environ 1,5 kilomètre de distance dans l’est de Sherbrooke.

Les deux braquages de dépanneur auraient été effectués avec une arme de poing. Le suspect avait été capté par des caméras de surveillance aux deux endroits où les vols ont été effectués.