Le boulevard René-Lévesque comportera une voie de circulation dans chacune des directions. Des trottoirs sont prévus de chaque côté, sur toute la longueur, et ils seront construits de façon à éviter que des modifications soient nécessaires au moment d'amorcer le développement résidentiel.

Le plan de développement autour du boulevard René-Lévesque dévoilé

Le plan-projet de lotissement des deux premières phases du boulevard René-Lévesque a été approuvé par les élus, la semaine dernière au conseil municipal. Les territoires concernés couvrent 113 hectares, dont huit sont des milieux humides qui seront détruits. À terme, le secteur pourrait compter environ 1600 unités de logement.
Selon les documents présentés au conseil municipal, la topographie du site entourant le futur boulevard est plane et ne présente pas de risques de glissement de terrain. Sur les cartes, on aperçoit des immeubles comptant majoritairement six logements en bordure du boulevard, entre les rues Henri-Labonne et Magnelli. Ils serviront à couper le bruit pour les résidences situées à l'arrière.
Le stationnement en façade ne sera pas permis et les bâtiments devront être positionnés entre quatre et cinq mètres de l'emprise du boulevard. La portion comprise entre Magnelli et le boulevard Industriel compterait probablement des immeubles à 12 logements. Les bâtiments plus grands seront situés au sud du boulevard, entre la rue Matisse et la rue Henri-Labonne, où des 18, 48 et 120 logements sont planifiés.
Les logements dessinés sur le plan-projet ne sont toutefois que des projections préliminaires des promoteurs. Leur forme ou leur taille pourrait changer. Les promoteurs ont accepté de se prêter à l'exercice pour permettre la planification de certaines infrastructures, comme les refuges pour les autobus ou les bouches de puisards, qui seront intégrées aux bordures de rue. L'objectif de la Ville demeure de ne pas réaménager ce qu'elle aura construit une fois que les promoteurs seront prêts à développer.
« La construction des lots adjacents au boulevard René-Lévesque sera encouragée. Pour ce faire, un mécanisme réglementaire sera éventuellement mis en place afin d'imposer aux promoteurs l'obligation de construire sur un certain nombre de lots adjacents au boulevard avant les lots qui se situent sur les autres rues du plan-projet », lit-on dans les sommaires décisionnels de la Ville.
13 nouvelles rues
Un règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale sera proposé pour tous les lots résidentiels et commerciaux qui borderont le boulevard.
Treize nouvelles rues sont prévues, en plus du prolongement des rues Magnelli, Sainte-Claire et Matisse. Une de ces rues devrait relier la rue Saint-Jacques au boulevard René-Lévesque. Le lien entre la rue Henri-Labonne et le chemin Godin sera maintenu. Des trottoirs sont prévus sur les deux côtés du boulevard, sur toute sa longueur. Puisqu'il s'agira de pistes multifonctionnelles, ces trottoirs n'auront pas à être modifiés lors des développements immobiliers qui nécessiteront l'aménagement d'entrées charretières.
Le carrefour giratoire de la rue Matisse constitue un élément central du projet, entre autres avec la construction de l'école C à proximité. Un parc de quartier de 75 369 mètres carrés doit être aménagé près de l'école. Il regroupera des équipements sportifs, dont un terrain de soccer, une patinoire extérieure, des jeux modulaires et un bâtiment de service.
Une zone verte d'une superficie de près de 35 000 mètres carrés sera conservée pour isoler les résidences de la rue Yamaska de l'emprise du boulevard René-Lévesque.
Le site compte près de 21 hectares de milieux humides, dont une frênaie noire de très forte valeur écologique. Cette dernière sera protégée. Il reste que 8,1 hectares de milieux humides devront être détruits et compensés en vertu de la loi. Ils seront compensés par la protection de 8,59 hectares de milieux naturels, dont plus de la moitié se situent dans le projet du boulevard. Ces compensations permettront la revégétalisation et la stabilisation des rives du ruisseau Lyon et d'une branche du ruisseau Mi-Vallon.