Quelque 3100 personnes se sont payés une visite, samedi soir, au Palais des sports.

Le Phœnix fait le plein de spectateurs

L’engouement est fort cet automne à Sherbrooke autour du Phœnix. Il ne faut que constater l’ovation qu’ont réservée les 3150 partisans aux Oiseaux samedi soir pour le prouver. Les chiffres le prouvent également : 2100 personnes de plus que l’an dernier ont passé les portes du Palais des sports pour les sept premiers matchs de la saison, selon l’organisation.

Coactionnaire, directeur général et ancien des Faucons, Jocelyn Thibault sent que son club est populaire à Sherbrooke. « Tout le monde que je connais se fait parler du Phœnix. Il y a un certain engouement qu’on n’avait pas vu encore. J’ai énormément de respect pour ce qui a été fait ici par les anciens Castors et Faucons. On touche du bois, on sent que tranquillement, la fièvre du hockey junior revient comme dans ces bonnes années. On va essayer de donner aux gens ce qu’ils attendent d’une équipe gagnante », assure celui qui a évolué dans la Ligue nationale de hockey.

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Le Phœnix se paie la victoire et des records

Les résultats sur la glace poussent les Sherbrookois à encourager leur équipe. Samedi, le club a remporté sa 9e victoire de suite à domicile. « C’est incroyable, convient Charline Durand, directrice des opérations du Phœnix. Un peu plus de 3100 personnes un samedi, ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. C’est extraordinaire de voir une telle assistance qui augmente au fur et à mesure, qui suit les résultats. »

« On dit toujours que le meilleur argument de vente, c’est la victoire, enchaîne-t-elle. De dire que tu restes invaincu chez toi, tu communiques là-dessus de manière originale et c’est la recette gagnante. »

Les loges s’envolent aussi vite que les billets à l’unité. « Nos loges sont pleines pour l’année. Il n’y a plus de loge ni de galerie, tout est plein. Les gens nous appellent pour réserver une loge, on leur dit qu’ils devront attendre aux séries. C’est un sans-faute pour le moment », se réjouit Mme Durand.


« On fait ça pour la passion du hockey. »
Jocelyn Thibault

Est-ce que les années plus fastes compensent pour celles où l’équipe connaît des insuccès? « Je vais dire ça à la fin de l’année! Tu ne fais pas du hockey junior pour l’aspect financier. On fait ça pour la passion du hockey. Les bonnes années compensent les moins bonnes. On n’a jamais passé la deuxième ronde jusqu’à maintenant, ça va encore être difficile, mais l’équipe va mieux. Les foules sont supérieures. Ça aide », commente M. Thibault.

Un appui senti
Jocelyn Thibault considère que l’appui des partisans envoie un message aux joueurs et à l’organisation. « Les gens apprécient ce que les joueurs leur donnent. On va en perdre des matchs, c’est inévitable, même nécessaire. On est contents que les gens viennent de façon plus nombreuse. Je pense qu’il y a de l’effort. On ne les gagnera pas toutes, mais on doit ça aux gens, et les joueurs leur rendent bien », analyse le directeur général du club.

« Je ne pensais pas au début de l’année qu’on allait avoir autant de succès, avoue pour sa part le capitaine de l’équipe, Samuel Poulin. Ça se prend bien, les gars sont heureux dans la chambre. Dans les dernières années, on n’a pas donné de bon contenu à nos partisans. Dans les deux dernières années, on a gagné des rondes, mais avant, les équipes n’avaient pas de succès en séries. Il y a plus de monde qui nous en parle. On est allés déjeuner samedi matin et des fans sont venus nous voir pour nous souhaiter bonne chance. Ça arrivait moins souvent avant. On voit que les gens sont derrière nous », résume-t-il.