Le nombre de suicides est en baisse depuis quelques années en Estrie, selon les données provisoires pour 2017, fournies par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et le Bureau du coroner.
Le nombre de suicides est en baisse depuis quelques années en Estrie, selon les données provisoires pour 2017, fournies par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et le Bureau du coroner.

Le nombre de suicides encore en baisse

Le nombre de suicides poursuit sa baisse en Estrie. Il a atteint son plus bas niveau des six dernières années.

Selon les données provisoires pour 2017, fournies en collaboration par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et le Bureau du coroner, 65 personnes se sont enlevé la vie cette année-là.

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Ce nombre se situait à 67 en 2016 et à 72 l’année précédente. On a pu observer une variation importante durant les années 2012, 2013 et 2014, alors que le nombre de suicides en Estrie était respectivement de 78, 68 et 74 cas.

Ces chiffres sont publiés alors que la 30e Semaine de prévention du suicide bat son plein, note l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).

Comme en Estrie, le taux de suicide est encore légèrement en diminution au Québec. Cette diminution s’observe principalement chez les hommes, alors que le taux de suicide est stable chez les femmes. 

C’est un total de 1045 personnes qui se sont enlevé la vie au Québec, dont 75 % sont des hommes. En revanche, les taux d’hospitalisation pour tentative de suicide sont en hausse dans la province.

Pour la première fois, l’INSPQ rend public le nombre d’hospitalisations pour tentative de suicide au Québec de 2007 à 2018. Contrairement aux tendances à la baisse en ce qui concerne les taux de suicide, les taux d’hospitalisation pour tentative de suicide sont en hausse. 

Près de 3900 personnes ont été hospitalisées pour une tentative de suicide en 2018. Les auteurs de l’étude font remarquer que ce portrait est partiel, car les tentatives ne requérant aucune hospitalisation n’ont pas été comptabilisées.

La hausse des hospitalisations pour tentative de suicide la plus marquée s’observe chez les adolescentes de 15 à 19 ans, constate Pascale Lévesque, épidémiologiste à l’INSPQ. Les changements dans les procédures de codification au sein des hôpitaux et les divers facteurs influençant la décision d’admettre un patient à l’hôpital sont des hypothèses qui pourraient expliquer cette hausse. 

Il est également possible que les tentatives de suicide soient en hausse au Québec surtout chez les adolescents et que cette hausse ait contribué à faire augmenter le taux d’hospitalisation. Des travaux supplémentaires doivent être réalisés pour améliorer notre compréhension de cette hausse, signale l’INSPQ.

« Bien que les taux de suicide soient encore trop élevés, la tendance à la baisse doit nous encourager à poursuivre nos efforts de prévention », commente Jérôme Gaudreault, directeur général de l’AQPS. 

Pour améliorer la prévention, il faut se soucier de l’ensemble des comportements suicidaires. Les données sur la hausse du taux d’hospitalisation pour tentative de suicide doivent donc attirer notre attention.