Le MTQ procède pour la première fois à du planage fin sur différentes routes de la région estrienne, comme ici sur l’autoroute 10 à Sherbrooke.

Le MTQ expérimente le planage fin

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) expérimente une nouvelle technique pour améliorer la douceur de roulement de son réseau routier.

Les automobilistes empruntant l’autoroute 10, entre la 410 et la sortie 137, ont pu rouler sur une surface où un planage fin a été réalisé récemment. La chaussée est rugueuse, mais beaucoup moins que lors des planages conventionnels, fait remarquer Dominique Gosselin, conseillère en communication au MTQ.

« La technique de planage fin est principalement utilisée au ministère pour corriger le profil des surfaces présentant des ornières profondes. En les réduisant de façon significative, voire en les éliminant, elle a pour objectif de diminuer les risques d’accident causé par l’accumulation d’eau ou de glace pouvant s’y former », explique-t-elle à La Tribune.

« Cette intervention permet également, dans certains cas, de corriger l’adhérence du revêtement bitumineux, améliorant ainsi la sécurité des usagers. »

Les travaux consistent à retirer une mince couche d’asphalte au moyen d’une planeuse munie d’un tambour équipé de dents, afin d’égaliser la surface. Les stries laissées sur la chaussée planée sont beaucoup moins prononcées qu’après un planage conventionnel comme celui qui précède les chantiers d’asphaltage habituellement, dit-elle. Ils sont de six à huit millimètres au lieu de 15 millimètres.

« C’est une technique utilisée ailleurs au Québec, mais c’est la première fois qu’on le fait en Estrie, dit-elle. C’est moins dispendieux que d’asphalter à nouveau la chaussée. Il y a un effet de roulis quand on circule dessus, mais les stries vont s’adoucir avec le temps. »

Le MTQ a visé une dizaine de tronçons pour ce type d’intervention. Des opérations de planage fin seront exécutées sur une vingtaine de kilomètres du réseau où des ornières importantes sont présentes. À Sherbrooke, on a prévu intervenir de la sorte sur l’autoroute 610 en direction ouest (entre le Boulevard Saint-François et la route 216).

Les travaux sont effectués de nuit.

« L’objectif est de remettre l’état de la chaussée à un niveau acceptable, dans l’intervalle qu’une intervention de plus grande envergure soit réalisée pour corriger en profondeur et de façon durable les défauts de la chaussée et ainsi assurer sa pérennité », ajoute Mme Gosselin.

Le Ministère peut donc avoir recours au planage fin comme solution temporaire pour s’attaquer aux ornières. La technique de planage fin permet de retarder jusqu’à cinq ans, en moyenne, une intervention corrective plus importante (selon l’état général de la chaussée et le débit de circulation). Toutefois, en Estrie, pour la plupart des tronçons visés par cette technique, on précise qu’un projet d’asphaltage est déjà planifié à court ou à moyen terme.