Le feu s’attaque à un immeuble d’une coop d’habitation [PHOTOS et VIDÉO]

SHERBROOKE — Un incendie s’est déclaré dans un immeuble à logements d’une coopérative d’habitation, jeudi avant-midi à Sherbrooke.

Les pompiers ont été appelés à intervenir pour un incendie qui est survenu vers 10 h 30 dans le bâtiment situé au 1015 de la rue De la Montagne et qui a nécessité quatre alertes.

Des flammes s’échappaient du toit du plus vieil immeuble de la Coopérative d’habitation de la montagne, dans le district de l’Université, à la frontière du district Ascot. À l’arrivée des pompiers, l’immeuble avait été évacué, les locataires ayant été avertis par l’alarme d’incendie.

Le feu avait pris dans un appartement du troisième étage d’un des trois immeubles de cette coopérative d’habitation située à l’intersection des rues de Kingston et De la montagne.

Les pompiers ont réussi à contenir les flammes dans ce secteur, a expliqué Stéphane Simoneau, directeur du service des incendies de la Ville de Sherbrooke.

On a demandé l’assistance des bénévoles de la Croix rouge et d’un véhicule de la Société de transport de Sherbrooke pour prendre soin des personnes évacuées, dit-il.

Galerie de photos

Les pompiers ont réussi à contenir les flammes dans ce secteur, a expliqué Stéphane Simoneau, directeur du service des incendies de la Ville de Sherbrooke.

« Les vents nous aident », dit-il lors d’un point de presse, alors que des sapeurs faisaient tomber des débris du toit.

« Lorsque nous sommes arrivés, nous avons procédé à une première extinction dans le logement du troisième étage. Nous avons ensuite localisé le feu dans le toit. Heureusement, l’immeuble est muni de deux murs coupe-feu. »

La Croix-Rouge appelée

On a demandé l’assistance des bénévoles de la Croix-Rouge et d’un véhicule de la Société de transport de Sherbrooke pour prendre soin des personnes évacuées, ajoute-t-il. Les locataires d’un immeuble voisin ont été invités à quitter leur logement, car la fumée, poussée par les forts vents, s’échappait en sa direction.

On ne signale pas de blessé, mentionne M. Simoneau.

« Le système d’alarme a bien fonctionné. Il y a certainement un élément de stress chez les locataires, ce qui est normal en pareille situation », confirme-t-il.

La cause n’était pas encore connue en fin d’avant-midi, alors qu’on était en bonne posture pour maîtriser l’élément destructeur.

En fin de journée, des inspecteurs ont été demandés sur place pour trouver la cause de cet incendie.

Les locataires des portions de l’immeuble épargnées par le feu ne pouvaient réintégrer leur logement. Ils pourraient possiblement le faire au cours de la journée de vendredi. L’électricité a été coupée dans le bâtiment.

Quelques mois après avoir emménagé dans un des immeubles de la Coopérative d’habitation de la Montagne, avec son conjoint, Élyse Lagueux a dû évacuer d’urgence, jeudi avant-midi. Le feu avait pris dans l’un des logements au-dessus du sien.

Plusieurs pertes

« J’ai pleuré. J’ai perdu des souvenirs, comme des photos de ma fille décédée. Mais au moins, j’ai pu sauver mes chatons. »

Quelques mois après avoir emménagé dans un des immeubles de la Coopérative d’habitation de la Montagne, avec son conjoint, Élyse Lagueux a dû évacuer d’urgence, jeudi avant-midi. Le feu avait pris dans l’un des logements au-dessus du sien.

Lorsque rencontrée par La Tribune, elle prenait l’affaire avec philosophie.

« Mon chum, moi mes animaux, au moins, nous sommes en vie », lance-t-elle, alors que les pompiers de Sherbrooke s’affairaient à éteindre les flammes. « Une chance! »

« Nous sommes dans l’attente de voir quand nous allons pouvoir réintégrer. »

Cela pourrait prendre un bon bout temps. Les pompiers ont dû utiliser beaucoup d’eau et endommager les appartements du troisième étage, là où les flammes avaient pris naissance.

Selon Thibault Podevin, son conjoint, l’évacuation a été rondement. « Les résidants ont participé à des exercices d’incendie, dit-il. Nous avions été rodés. Un locataire par bloc est chargé de cogner aux portes pour avertir les gens. »

« Et là, il a averti le monde en disant que ce n’était pas un exercice et qu’il fallait sortir tout de suite », enchaîne Mme Lagueux, qui avait aménagé à cet endroit en juillet dernier.

Voilà donc un autre coup dur pour elle.

« Un bâtiment historique »

L’immeuble incendié est le plus ancien de cette coopérative d’habitation, qui a vu le jour en 1968. « C’est donc un bâtiment historique », résume M. Podevin.  

Il n’y avait pas de travaux dans l’immeuble théâtre de l’incendie. « Mais nous avions prévu en faire éventuellement », commente Andréa Roby, gestionnaire de la coopérative. « Je pense que nous n’aurons pas le choix… »

« Le feu faisait rage quand on m’a informée. Je ne voyais pas ce qui se passait de mon bureau. »

Mme Roby ne savait pas de quoi au juste allait faits les prochaines heures et prochains jours, tellement le sinistre avait de l’ampleur. « Pour le moment, nous allons travailler à relocaliser nos gens », déclare-t-elle à La Tribune.

« Il faudra trouver des solutions. Pour le moment, nous n’avons pas de logement vide pouvant accueillir les locataires évacués. »