Étienne Lavoie

Le dossier d’Étienne Lavoie fait du surplace pour des raisons financières

Accusé de gestes sexuels sur six victimes alléguées, le dossier de l’ex-psychologue Étienne Lavoie continue de faire du surplace.

« Plusieurs démarches ont été faites par la poursuite, mais rien n’a été fait par la défense pour des raisons financières. Rien n’a avancé depuis la dernière comparution. On s’attendait à ce que ça avance davantage », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Émilie Baril-Côté. Étienne Lavoie n’était pas présent au palais de justice de Sherbrooke, mercredi.

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C’est par visioconférence à partir du centre de détention de Sorel où il est détenu qu’il a comparu devant le tribunal au palais de justice de Sherbrooke.

L’homme de 47 ans, qui réside à Sainte-Catherine-de-Hatley, est accusé de proxénétisme, d’agression sexuelle, d’agression sexuelle armée, de trafic de stupéfiants, d’avoir obtenu des avantages matériels provenant de services sexuels, d’avoir fait de la publicité de services sexuels, de distribution d’images intimes sans consentement, de menaces de mort et de voies de fait.

Lors du dernier passage de Lavoie devant le tribunal en novembre 2019, la poursuite avait mentionné avoir transmis une offre globale de règlement par un plaidoyer de culpabilité à Étienne Lavoie.

À ce moment, la nouvelle infraction qui aurait été commise entre février et avril 2014 à Sherbrooke avait été déposée.

« Nous avons échangé des offres dans le dossier. Il faudra faire d’autres vérifications pour faire avancer le dossier », indique l’avocate de la défense, Me Mylène Saint-Cyr.

L’accusé est détenu depuis le début des procédures judiciaires en février 2019.

En détention, Lavoie poursuit son cheminement dans un programme de désintoxication.

Étienne Lavoie a été arrêté pour 14 accusations liées au proxénétisme et à des délits sexuels concernant trois victimes alléguées. Treize autres accusations ont été déposées en mai.

À la mi-mars 2019, le tribunal a déterminé que Lavoie devra rester détenu pour la durée des procédures judiciaires.

Cinq femmes ont été entendues comme témoins à la mi-aout lors de l’enquête préliminaire.