Daniel Picard

Le dg veut faire respecter le décorum au conseil

SHERBROOKE - Le traitement réservé au cabinet de l'opposition à l'hôtel de ville de Sherbrooke relève du conseil municipal. Interpellé dans une lettre du directeur de cabinet d'Évelyne Beaudin, Claude Dostie, le directeur général de la Ville, Daniel Picard, explique que son rôle est purement de faire respecter un décorum à l'hôtel de ville.

Dans une lettre ouverte publiée mercredi, M. Dostie déplore de ne pas avoir les mêmes privilèges que ceux réservés aux membres du cabinet du maire. Il rapporte que lors de la dernière séance du conseil municipal, il s'était installé dans la galerie de presse et que le directeur général l'a sommé de quitter sous peine « de [le] faire sortir par la police ».

Daniel Picard rappelle que les décisions relèvent des élus. « C'est un long débat entre le parti de Mme Beaudin et les autres élus quant à la présence de M. Dostie dans les différentes instances. Eux revendiquent qu'il devrait avoir le même rôle que le directeur du cabinet du maire...

« Il a toujours été question pour nous que la galerie de presse soit réservée aux journalistes et au Service des communications. Nous avions déjà averti M. Dostie qu'il ne pouvait pas s'y installer. Le Service des communications lui a rappelé et nous avons demandé la collaboration de Mme Beaudin également. Je me dois de faire respecter un certain décorum. Je lui ai demandé de ne pas me forcer à le faire descendre. »

Pour M. Picard, s'il y a débat à y avoir, ce sont les élus qui décideront de la place qui revient à l'opposition. « Moi je me dois de faire respecter les règles. C'est mon travail de gérer le trafic et j'ai demandé qu'il y ait un décorum. »