« On ne sent pas de schisme ni de grogne. L’aile parlementaire est très soudée », assure Michel Breton, président régional du PQ en Estrie.

Le départ de Catherine Fournier ne sonne pas le glas du PQ, dit Breton

Le départ fracassant de la députée Catherine Fournier n’est pas le début de la fin du Parti québécois (PQ).

C’est le message que lance Michel Breton, président régional du PQ en Estrie, à la suite d’une réunion tenue mercredi soir à Sherbrooke.

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Les prochains mois sauront démontrer la vigueur du parti souverainiste. Une liste de démarches a été élaborée, ce qui mènera à l’élection d’un nouveau chef, dit-il.

« On ne sent pas de schisme ni de grogne, assure M. Breton. L’aile parlementaire est très soudée. »

« Mme Fournier a quitté, mais pourquoi? Il ne semble pas qu’il y a plusieurs personnes qui la suivent jusqu’à maintenant. Nous avons appris ce départ avec étonnement. Ça ne semble pas planifié comme démarche. On attend la suite. »

Lundi, la députée de Marie-Victorin Catherine Fournier a claqué la porte en ayant des mots très durs envers la formation politique qui lui a permis de se faire élire à deux reprises. La jeune politicienne de 26 ans, identifiée comme une des vedettes montantes du PQ, a soutenu que ce parti n’est plus le véhicule approprié pour mener le Québec à la souveraineté.

Le PQ laissera la place aux militants et à la société civile le temps de réfléchir à l’avenir du parti, assure M. Breton. 

La Conférence des Présidentes et Présidents (CRPP) des circonscriptions a approuvé à l’unanimité lors d’une réunion statutaire mercredi soir à Sherbrooke la voie suggérée dans le plan d’action qui sera déposé les 23 et 24 mars prochains à Trois-Rivières pour approbation par les 125 circonscriptions du Québec, souligne-t-il.

La course à la chefferie aura lieu en 2020. La question du financement du parti demeurera centrale.

« Les communiqués de la présidente du parti, Gabrielle Lemieux, et du chef intérimaire de l’aile parlementaire, le député Pascal Bérubé, confortent les militants des sept circonscriptions de l’Estrie face à la séquence des gestes qui seront portés pour assurer la relance du Parti québécois soit, en 2019 par un plan d’action pour un nouveau Parti québécois et en 2020 par une course à la chefferie », précise Michel Breton.  

« Le recentrage du parti doit se faire sur les succès du Québec moderne. Nous nous intéresserons à une nouvelle méthode de gouvernance régionale pour l’Estrie. C’est connu, nous aurons moins de revenus au national compte tenu de la baisse significative de nos appuis électoraux en 2018. Par conséquent, les décisions budgétaires et organisationnelles seront votées au Conseil national de Trois-Rivières. »