Sylvain Arès

Le commerce Eval Sherbrooke pourra demeurer sur la 7e Avenue

Le conseil municipal a tranché : Eval Sherbrooke pourra conserver son commerce du 64-70, 7e Avenue Nord même s'il ne se trouve pas dans une zone où les services professionnels et d'affaires sont permis.
Les élus ont renversé une recommandation défavorable du comité consultatif d'urbanisme (CCU) dans un vote de 17-2 pour accéder aux demandes du PDG de l'entreprise en évaluation immobilière, Sylvain Arès.
Au début décembre, M. Arès s'était présenté à l'hôtel de ville pour défendre le projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (PPCMOI) qu'il avait déposé. Ne disposant pas du droit acquis de l'occupant précédant, un commerce de vente au détail et d'entretien de machines à coudre et d'aspirateurs, il devait obtenir l'aval des élus pour maintenir son commerce en place. Un avis de non-conformité lui avait été acheminé en avril.
Il faisait alors valoir que son commerce n'augmentait pas considérablement la circulation sur la 7e Avenue et ajoutait que sept emplois étaient en jeu.
« Au CCU, les gens ont avalisé les recommandations de nos services et pris en considération l'avis de Commerce Sherbrooke. Au niveau des enjeux économiques, ce n'est pas l'angle qu'on demande de regarder aux membres du CCU », a expliqué la présidente du comité consultatif d'urbanisme, Nicole Bergeron.
« En tout respect pour les membres du CCU qui sur division font une recommandation de ne pas entreprendre la procédure d'autorisation du PPCMOI, je m'inscris en faux. Je suis plutôt favorable au projet. C'est situé à quelques pieds seulement de la zone commerciale de la rue King Est. Cette entreprise a quitté Magog pour s'installer à Sherbrooke. C'est une valeur ajoutée dans le quartier est. C'est une question de logique », a commenté le conseiller Rémi Demers.
« Les cinq élus de l'arrondissement sont unanimes pour soutenir la demande de M. Arès », a précisé Louisda Brochu.
« En termes de cohabitation, c'est mieux que ce qu'il y avait avant », a fait valoir Vincent Boutin, qui avait inscrit sa dissidence au CCU.
Hélène Dauphinais partageait le même avis. « Je trouverais particulier qu'on accepte à quelques coins de rue de là un PPCMOI qui viendra changer le visage de la zone, avec l'agrandissement de la Résidence Murray, mais pas celui de M. Arès alors qu'il ne vient pas changer grand-chose. »
Annie Godbout s'était montrée défavorable au projet au conseil d'administration de Commerce Sherbrooke. « J'ai écouté les recommandations de mon collègue Louisda Brochu d'aller voir le secteur et je me rallie à l'avis des conseillers de l'arrondissement. »
Nicole Bergeron et Pierre Tardif ont été les seuls élus à voter contre le PPCMOI. Serge Paquin s'est abstenu de voter.
Le projet retourne donc au comité consultatif d'urbanisme pour déterminer les modalités du PPCMOI.