Ma Cabane, le futur centre de jour au centre-ville de Sherbrooke, offrira un lieu d’affiliation aux gens qui se trouvent en situation d’isolement ou de rupture sociale, notamment les itinérants.

Le centre de jour sur le point de prendre vie

Ma Cabane : c’est le nom que prendra le centre de jour tant espéré par le milieu communautaire qui œuvre auprès de la clientèle démunie au centre-ville de Sherbrooke. L’assemblée générale de fondation du nouvel organisme a eu lieu mercredi. Bien qu’il soit encore difficile de déterminer une date pour l’ouverture des portes de ce nouvel organisme, il est cependant permis de croire que ça puisse avoir lieu avant la fin de l’hiver.

Quelle sera la mission du centre de jour? « C’est un lieu où les gens seront accueillis, un centre où on voudra offrir un lieu d’affiliation aux gens qui se trouvent en situation d’isolement ou de rupture sociale. Ce sont des gens qui éprouvent le besoin de se relier à d’autres personnes », indique Marc Saint-Louis, chargé de projet pour Ma Cabane.

Le centre de jour ouvrira avec « des moyens limités. Pour que le projet se réalise, on a dû en faire un projet de compromis », souligne M. Saint-Louis.

Rappelons que l’idée de créer un centre jour est née en 2014 après les fermetures successives d’un local de travail d’un jour situé sur Wellington Sud et le déménagement hors du centre-ville du local du Journal de rue. La Coalition sherbrookoise pour le travail de rue avait alors sonné l’alarme et le milieu estrien s’était concerté pour trouver des moyens pour soutenir l’ouverture de ce nouveau centre de jour.

Or c’est la question du financement qui a retardé le projet.

« Pour le moment, le financement nous provient principalement du CIUSSS de l’Estrie-CHUS et de la Ville de Sherbrooke. Nous avons réussi à avoir un budget récurrent, mais le CIUSSS a aussi accepté de nous en donner un peu plus pour deux ou trois ans, le temps du démarrage. Ce sera plus facile pour nous d’aller chercher du financement privé quand le projet sera bien démarré et que nous aurons des chiffres à montrer », explique M. Saint-Louis.

Dans le passé, le Groupe de travail intersectoriel (GTI) qui pilotait le projet estimait que 50 à 150 personnes par jour pourraient franchir les portes du futur centre de jour.

« Mais pour le moment, c’est difficile de dire exactement combien de personnes on peut rejoindre. On passe du rêve à la réalité, mais notre projet devra passer le test de la réalité », mentionne M. Saint-Louis.

Alors quelles sont les prochaines étapes?

D’abord, il faut trouver un local et le rénover. Des discussions vont bon train avec un propriétaire en ce moment. Depuis le début du projet, le centre-ville est visé, et plus particulièrement la rue Wellington. « Tout ce qu’on peut dire en ce moment, c’est que le local sera situé entre les deux côtes King », dit Marc Saint-Louis.

Une fois le bail signé, il faudra faire les rénovations nécessaires et embaucher un directeur général qui commencera, avec le conseil d’administration déjà élu, à réfléchir sur les pratiques qui seront mises de l’avant dans Ma Cabane.

« Dès le départ, on souhaite inclure les utilisateurs potentiels pour créer notre mode de fonctionnement, notre code de vie. On souhaite que les utilisateurs potentiels soient des participants plutôt que des bénéficiaires et ce, dès le début », mentionne le chargé de projet.