Une clinique-école en soins infirmiers pourrait voir le jour au Cégep de Sherbrooke, en collaboration avec le CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Le Cégep veut une clinique-école en soins infirmiers

Une clinique-école en soins infirmiers pourrait voir le jour au Cégep de Sherbrooke, en collaboration avec le CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Le projet permettrait dans un premier temps d'offrir des services à la communauté collégiale, pour ensuite desservir la population sherbrookoise. L'institution, qui planche sur ce projet avec le CIUSSS, souhaiterait du coup offrir des milieux de stage à ses étudiants en soins infirmiers.
La directrice du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger et en arrière-plan, le directeur des études, Éric Gagné.
Le projet avait germé avant les fusions dans le réseau de la santé; des discussions avaient alors été menées avec l'Agence de la santé et des services sociaux.
La réorganisation dans le milieu de la santé a toutefois ralenti le projet.
Cette fois, le Cégep de Sherbrooke espère que la clinique-école puisse voir le jour quelque part à l'hiver 2018 ou l'automne 2018.
« On pourrait commencer à plus petite échelle à compter de l'an prochain la vaccination du personnel », illustre Éric Gagné, directeur des études. Le programme de soins infirmiers compte environ 450 étudiants répartis dans les trois années. Tous les étudiants doivent faire des stages dans tous les domaines.
La clinique pourrait être basée dans des locaux du Cégep. Des étudiants en soins infirmiers pourraient aussi être déployés dans des milieux comme les CPE afin de répondre à différents besoins. « Le volet maternité/pédiatrie est un endroit où il est difficile de trouver des places de stages », commente la directrice du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger.
D'autres cégeps ont des modèles de cliniques semblables, note M. Gagné.
L'institution compte déjà une clinique-école en physiothérapie. 
Par ailleurs, les états financiers du Cégep de Sherbrooke montrent que le Centre de recherche et de formation par simulation (CEREFS) a enregistré un déficit d'environ 48 000 $ lors de la dernière année financière. 
Ce centre, doté de mannequins simulateurs, permet aux étudiants et aux travailleurs de la santé de vivre des situations réelles qu'ils peuvent rencontrer en milieu hospitalier.
L'institution a déjà déposé des demandes d'aide financière au gouvernement, en vain. 
« Pour le moment, il n'y a rien qui bouge, on continue à faire des demandes », commente Mme Bélanger. 
Avec la réorganisation majeure du réseau de la santé, les besoins en formation continue n'étaient pas la priorité, ce qui s'est ressenti du côté du CEREFS, pour qui le milieu de la santé est le principal client. 
La Fondation du Cégep de Sherbrooke a alloué une somme de 85 000 $ au CEREFS, mais il s'agit toutefois d'une mesure temporaire, précise la direction de l'établissement.
Le centre, qui regroupe d'autres partenaires du milieu de l'éducation, continue toutefois de développer des partenariats, notamment avec le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke.
« Le ministère est à regarder comment il va aider l'ensemble des collèges. Ça prend de l'aide pour le fonctionnement, pour le personnel technique... Lorsque ce sera réglé, ça va nous donner un coup de pouce (...) On s'était donné trois ans de tampon pour être capable de déployer le centre et pour qu'il s'autofinance. On avait prévu dans notre solde de fonds des montants pour permettre de le démarrer, mais on n'en a plus de solde de fonds. On savait qu'on serait déficitaire quelques années. Mais on pense qu'on va y arriver », souligne Mme Bélanger.