Le retour des enfants dans les services de garde pourrait rapidement devenir un casse-tête de gestion.
Le retour des enfants dans les services de garde pourrait rapidement devenir un casse-tête de gestion.

Le casse-tête de la réouverture des garderies

Le retour des enfants dans les services de garde pourrait rapidement devenir un casse-tête de gestion.

Dès le 4 mai, les enfants des professeurs pourront retourner dans leur milieu familial ou leur CPE. La notion de service de garde d’urgence ne sera plus valide à partir du 11 mai alors que tous les enfants pourraient être de retour. Le plan du gouvernement prévoit toutefois que les CPE fonctionnent à 30 % de leur capacité d’accueil, et les services de garde, à 50 %.

En CPE, les ratios éducatrices-enfants ont été abaissés. Une éducatrice ne pourra avoir plus de deux poupons avec elle, quatre enfants de 18 mois à 4 ans et cinq enfants de 4 à 5 ans. En milieu familial, il ne peut y avoir plus de trois enfants pour une éducatrice.

Advenant une trop grande demande, la sélection des enfants sera faite selon la liste des secteurs prioritaires mise sur pied par le gouvernement.

« À partir du 11 mai, tous les services de garde doivent rouvrir. Ça veut dire que les enfants qui se retrouvent dans nos CPE temporairement vont retourner dans leur service respectif. Pour l’instant nous acceptons également les fratries, des enfants de 5 à 12 ans et les enfants du personnel. Tout ce monde devra retourner dans leur service respectif, ce qui devrait créer un peu d’ouverture », mentionne Lucie Thériault, directrice générale du Regroupement des CPE des Cantons-de-l’Est, qui ne cache toutefois pas que le demande pourrait dépasser l’offre.

« Si nous avons à choisir, nous pourrions demander aux parents si l’un d’eux peut travailler en télétravail afin d’offrir une place aux parents qui en ont absolument besoin », indique Mme Thériault.

Certains CPE pourraient accueillir jusqu’à 50% de leur petite clientèle. « Mais c’est une mesure exceptionnelle. La norme c’est de respecter le 30% afin de favoriser un déconfinement progressif », précise Mme Thériault qui dit avoir confiance en la créativité des éducatrices pour arriver à respecter les consignes de distanciation sociale.

« Les activités seront choisies en conséquence. Par exemple si on chante une chanson, les enfants ne se tiendront pas par la main. J’ai confiance que nos éducatrices arriveront à rendre les journées agréables pour les enfants en toute sécurité », conclut Mme Thériault

En point de presse mardi, le ministre de la Famille Mathieu Lacombe a signalé que les parents qui choisissent de garder leurs enfants à la maison n’auront pas à payer jusqu’à la fin de l’été.

Du côté des garderies non subventionnées, Québec est en discussion avec leurs propriétaires pour qu’elles respectent les mêmes consignes. Le gouvernement est prêt à les aider financièrement.