Le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS) et candidat du Renouveau sherbrookois, Bruno Vachon, réagit à la promesse formulée par Sherbrooke Citoyen mercredi d'assurer le passage d'autobus aux cinq ou dix minutes sur la rue King dès 2018.

Le bus express sur la rue King coûterait des millions, réplique Vachon

L'implantation d'un autobus express sur la rue King coûterait plusieurs millions de dollars aux contribuables. Le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS) et candidat du Renouveau sherbrookois, Bruno Vachon, réagit à la promesse formulée par Sherbrooke Citoyen mercredi d'assurer le passage d'autobus aux cinq ou dix minutes sur la rue King dès 2018.
« Ce n'est pas une nouvelle idée pour nous, mais il faut faire les choses dans le bon ordre. Avant de commencer à acheter des autobus à 850 000 $, d'embaucher des chauffeurs et d'agrandir le garage de la STS, il y a plein d'autres choses à faire. Tout ce que Sherbrooke Citoyen propose, c'est de pomper des centaines de milliers de dollars dans le système », clame M. Vachon.
Pour offrir le niveau de service proposé par Sherbrooke Citoyen, soutient-il, il faudrait ajouter six autobus, 72 heures de service, et embaucher neuf chauffeurs. « Je ne veux pas entrer dans une guerre de chiffres, mais nous parlons de plusieurs millions de dollars. » Selon M. Vachon, des véhicules circulent déjà aux 20 minutes sur la rue King.
Par ailleurs, l'axe de la rue King ne serait pas le principal endroit où le service devrait être amélioré, dit Bruno Vachon. « Selon nos études origine-destination, les axes les plus achalandés sont ceux menant à l'Université, au Carrefour et au CHUS. Je ne suis pas certain que d'augmenter le service sur la King fera qu'il y aura plus de monde dans les autobus. Si on veut que le bus gagne en rapidité, c'est une chose, mais ce n'est pas là que nous gagnerons en achalandage. »
L'idée du bus à haut niveau de service a été étudiée mais n'est pas identifiée comme une priorité. « Ce n'est pas comme si nous ne faisions rien. Nous travaillons par exemple sur des systèmes de détection aux feux rouges. Par exemple, au coin King-Jacques-Cartier ou Belvédère-Galt, si le bus est en retard et qu'on peut faire changer la lumière 15 secondes plus tard pour lui permettre de passer, il pourrait rattraper son horaire. Il y a vraiment un gain à faire. »
M. Vachon parle aussi de feux prioritaires, qui permettraient aux autobus de franchir une intersection quelques secondes avant les autres véhicules.
Le président de la STS adhère à l'idée des autobus qui permettront de ramener les citoyens des périphéries vers les grands axes. « Il y a une étude en cours pour un transport à la demande qui ramènerait les gens vers les grands axes. Nous sommes convaincus qu'il y a moyen de faire plus en changeant les façons de faire. Si c'était facile, ça ferait longtemps qu'on l'aurait fait. ll ne faut pas regarder la situation de façon politique, mais à titre de gestionnaires. »
Bruno Vachon ne croit pas non plus que les seuls droits de passage permettront de couvrir les coûts additionnels de la promesse de Sherbrooke Citoyen.