Le Bilboquet est reconnu comme une institution dans le monde de la petite enfance. Ci-dessus, une photo prise lors d’une journée portes ouvertes.

Le Bilboquet en redressement

Des mesures de redressement ont été implantées au CPE Le Bilboquet afin de résoudre les difficultés financières de l’organisation, dont la situation était « critique ». La structure administrative du CPE a notamment été revue. Les services ne sont pas affectés, assure Guy Dalphond, président et fondateur de la firme du même nom, chargé de se pencher sur les finances du centre de la petite enfance.

La Tribune révélait en novembre dernier que le CPE a été placé sous administration provisoire par le ministère de la Famille, parce qu’il était « préoccupé par les problèmes de gestion qui affectaient la capacité financière du CPE ».

Le Bilboquet est une institution dans le monde de la petite enfance. Il a notamment la particularité d’accueillir des enfants ayant des besoins particuliers et à temps partiel; il compte au total quelque 138 places et accueille environ 250 enfants.

La mise sous administration provisoire est effective depuis le 13 novembre dernier. La firme Guy Dalphond Services Conseils, chargée de cette administration provisoire, doit produire un rapport préliminaire au ministère de la Famille contenant ses constatations et ses recommandations.

« On était pris dans le redressement, commente M. Dalphond. On s’est concentré là-dessus. Le rapport va suivre. »  

Selon M. Dalphond, des correctifs ont été apportés, mais les conditions de travail de la quarantaine d’employés n’ont pas été touchées.

Il note que tous les postes de dépenses ont été revus, tout comme la structure administrative. « On a une direction intérimaire », précise-t-il.

« La situation était critique »

Il préfère toutefois ne pas s’avancer sur l’ampleur du déficit à éponger. Le CPE se dirigeait-il vers une faillite? « La situation était critique », répond M. Dalphond, qui estime qu’il « était temps » que la firme se penche sur les finances de l’organisation.  

Interrogé sur le sort du directeur général Bernard Beaupré, qui avait été démis de ses fonctions cet automne, M. Dalphond note qu’il est « en fin d’emploi ».

Cet automne, c’est le conseil d’administration de l’établissement qui avait avisé le Ministère que le directeur général du CPE avait été « démis de ses fonctions ».

Le ministre de la Famille, Luc Fortin, insiste pour rappeler que les questions en jeu sont financières, et qu’elles n’ont pas de lien avec la qualité du service offert.  

M. Dalphond indique que la firme a pu compter sur une excellente collaboration de la part des employés.

Le fait que le Bilboquet ait voulu donner un coup de pouce financier au complexe familial coopératif (CFC), situé dans ses locaux, a eu un impact sur les finances de l’établissement.

Le CFC est un parc intérieur qui offre aux enfants et à leurs parents des aires de jeu favorisant le développement global des enfants, en plus d’offrir un service de garde. Les nouvelles installations inaugurées à l’automne 2016 avaient nécessité des investissements de l’ordre de 300 000 $.

Le Bilboquet a été placé sous administration provisoire pour une période de 120 jours. La Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance prévoit que le ministre de la Famille peut prolonger ce délai d’au plus 90 jours. « Pour la suite, ce qu’on souhaite, c’est de redonner l’autonomie à ce CPE », note M. Fortin.