Alain Patry (au centre) aide Jean-François Nadeau et Catherine Roy dans leur quête de trouver une nouvelle maison pour leur famille. La petite Èva, elle, ne pourra jamais marcher ni parler.

L’APCHQ donne 25 000$ pour la maison d’Èva

La larme à l’œil, les parents de la petite Éva, une fillette atteinte de la mutation génétique du gène CDKL-5, une maladie rare, ont accepté un don de 25 000 $ de la fondation de l’APCHQ provincial. Lors d’une conférence de presse remplie d’émotion, le président de la campagne de financement d’Une maison pour Èva et de l’APCHQ Estrie, Alain Patry, s’est réjoui d’avoir atteint environ 85 % de l’objectif de 250 000 $.

« Ça représente un gros coup de pouce pour continuer à faire une réussite de notre campagne de financement, dit M. Patry. L’objectif identifié est de 250 000 $ et une contribution des parents. Pour ce qui est de mon objectif, c’est de faire une maison le plus gratuitement possible. Je me considère très chanceux d’avoir des enfants en santé, d’être en santé et chaque jour, quand je regarde Catherine, Jean-François et Èva, je me dis qu’ils ont besoin de moi. Je vais tout faire pour réussir », indique-t-il, visiblement confiant.

Jean-François Nadeau et Catherine Roy, les parents d’Èva, ont été touchés par le don de l’APCHQ. « C’est une excellente nouvelle. C’est toujours émouvant de recevoir un gros don comme celui-là. C’est émotif, car c’est un projet de vie qui est énorme. On va pouvoir bâtir la maison adaptée pour Èva et pour toute la famille », confie le père de famille. 

Pour Mme Roy, le projet devient de plus en plus concret. « Nous sommes fébriles. Quand on a annoncé ça en septembre, c’était loin. On a vendu la maison qu’on occupe. C’est de plus en plus réaliste. Ça va nous donner un gros coup de main », jure-t-elle, le sourire aux lèvres. Si la première pelletée de terre est censée avoir lieu dans les prochaines semaines, l’hiver qui s’allonge pourrait changer la donne. « Quand on regarde la température, on prend tous un certain recul. Cependant, cette neige ne restera pas; la semaine, les températures augmentent. Ça ne devrait pas trop jouer sur notre échéancier », analyse celui qui est également président de l’entreprise de construction Gilles Patry inc.

Quoiqu’ils n’avaient pas d’objectif de temps pour amasser de l’argent, M. Patry pense que la campagne roule rondement. « Ça va bien, mais je suis une personne pour qui ça ne peut jamais aller trop bien. On doit continuer. Tout se passe normalement et on va continuer à aller chercher des sous pour faire d’Une maison pour Èva une réussite », assure-t-il. Les gens voulant contribuer au bien-être de la petite famille peuvent effectuer un don au www.unemaisonpoureva.com.