Colombe Landry et son équipe avaient installé une trentaine d’affiches représentant les valeurs de Québec solidaire pour créer une exposition temporaire dans le boisé Fabi.

Landry veut protéger le boisé Fabi

La candidate solidaire dans Richmond Colombe Landry a fait une sortie publique dimanche pour s’engager à protéger le boisé Fabi dans le secteur Rock Forest.

« C’est un boisé urbain drôlement important, souligne-t-elle. Il y a une participation citoyenne qui est présente depuis 10 ans pour le protéger et c’est en plein dans nos valeurs. Je n’ai aucune réticence à venir aux conseils d’arrondissement pour appuyer ces citoyens comme on avait fait aussi en 2012. Un boisé urbain est indispensable pour décompresser et capter les émissions de carbone. »

Une rue est projetée pour traverser le boisé Fabi sur une parcelle de terrain appartenant au promoteur Jacques Vallée. Mme Landry n’entend toutefois pas s’opposer à ce projet.

« Il y a déjà du travail qui a été fait et c’est un gain intéressant que la Ville (de Sherbrooke) ait pu acheter le boisé il y a quelques années, mais avec une taxation fiscale différente pour les municipalités, elles pourraient mieux choisir les développements immobiliers. Les municipalités ont besoin de taxes et embarquent toujours dans les projets de développement et se retrouvent à devoir gérer plusieurs problèmes. Si on changeait la taxation des villes, ça aiderait beaucoup. »

Mme Landry souligne qu’un gouvernement solidaire s’assurerait de protéger les boisés urbains.

« Lorsqu’il y aurait des ensembles résidentiels, on s’assurerait qu’il y ait des boisés de protégés et qu’il y ait des commerces de proximité pour éviter que les gens utilisent toujours l’auto », résume-t-elle

Une tape dans le dos

Mme Landry avait évidemment pris bonne note du sondage publié dans La Tribune samedi et qui met les quatre candidats principaux, dont Christine Labrie de QS, au coude à coude dans la circonscription de Sherbrooke.

« Tout est permis maintenant, explique-t-elle. C’est ma quatrième campagne et je le vois dans l’accueil des gens. Il n’y a plus de blague comme Québec solitaire, je n’entends plus ça. J’ai aussi été beaucoup plus interpellée que durant les dernières campagnes. Plusieurs groupes veulent des débats ou des rencontres. »

Elle admet toutefois qu’elle mène un combat différent de celui de sa collègue sherbrookoise.

« On n’est pas au coude à coude dans Richmond, admet-elle. J’aurais bien aimé, mais ce n’est pas le cas. L’appui augmente beaucoup, ce n’est pas impossible, mais c’est loin d’être homogène comme circonscription. C’est différent de Sherbrooke. »