Le prodige de l’Océanic Alexis Lafrenière a pris les choses en main en troisième période, empêchant le Phoenix de Sherbrooke de donner une victoire en cadeau à ses partisans à l’occasion du match de Noël.

Lafrenière s’occupe du Phoenix

Le prodige de l’Océanic Alexis Lafrenière a pris les choses en main en troisième période, empêchant le Phoenix de Sherbrooke de donner une victoire en cadeau à ses partisans à l’occasion du match de Noël. Rimouski l’a finalement emporté par la marque de 4 à 2.

Ce sont trois buts en cinq minutes et des poussières qui ont fait très mal au Phoenix en début de troisième période. Le dangereux Lafrenière a commencé par servir une passe sensationnelle à Anthony Gagnon qui était bien posté devant le filet pour réduire l’écart.

Ce n’en était pas assez pour Lafrenière. Profitant de deux avantages numériques consécutifs, la vedette a encore prouvé sa vision du jeu hors du commun… amassant deux autres passes en 43 secondes.

Bon départ pour le Phoenix

S’il n’a pu renouer avec la victoire, le Phoenix a su faire plaisir à ses partisans, étant la meilleure équipe sur la glace lors des deux premières périodes. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour voir les Oiseaux opportunistes, débutant la partie avec le couteau entre les dents.

« On a sûrement joué nos meilleures 40 minutes de la saison, a commenté l’entraîneur-chef du Phœnix après le match. On a commis un revirement en fin de deuxième période qui a coûté une punition et après on a perdu le rythme. Le meilleur avantage numérique de la ligue nous a fait mal et je trouve ça dommage, car on a joué un bon match. »

Tôt dans la joute, le Phoenix a profité de deux attaques massives pour prendre une bonne avance de 2 à 0 sur la troupe de Serge Beausoleil. La recrue Patrick Guay, positionné au cercle de mise en jeu, et Edouard St-Laurent, avec un tir qu’aurait aimé revoir Colten Ellis sur un deux contre un, ont permis à Sherbrooke de retraiter au vestiaire dans le siège du conducteur. Le Phoenix aurait même pu ajouter à son avance, lorsque Vincent Anctil a touché le poteau sur un puissant tir.

De son côté, le pilote de l’Océanic, Serge Beausoleil avoue que le Phœnix était plus énergique que son équipe en début de partie. « Les gars sont réceptifs. Pas besoin d’élaborer de longs discours lorsqu’ils savent qu’ils n’ont pas joué comme on doit le faire. On sait qu’étant en retard de deux buts, il fallait compter rapidement, ce qu’on a réussi à faire. Ensuite, on a appliqué notre recette : l’avantage numérique », a-t-il analysé.

« Sherbrooke était partout sur la patinoire, a-t-il poursuivi. Merci à Colton Ellis, parce que ça aurait pu être quatre ou cinq à zéro. La deuxième période s’est bien partagée et on connaît l’histoire de la troisième. »

De son côté, l’ancien des Cantonniers de Magog, Jérémy Rainville a profité d’une deuxième période physique pour jeter les gants pour la première fois de sa carrière, affrontant Jordan Lepage, un joueur de 6 pieds et 1 pouce, qui a eu l’avantage.