Des clôtures ont été installées pour barrer les sentiers informels qui descendent vers la rivière Magog.

La Ville sécurise la rivière Magog

La Ville de Sherbrooke a effectué des travaux pour sécuriser à six endroits les abords de la rivière Magog à la suite de la noyade de la jeune Rahaf Sana Aidy en juillet 2018. De plus, de la signalisation a été installée aux entrées de la passerelle et le long de la rue Cliff afin d’informer les citoyens des risques de chute.

Des clôtures ont été installées pour fermer l’accès aux sentiers informels qui descendent vers la rivière. Quelques modifications mineures, comme le rehaussement des dos de bancs, restent à faire sur la passerelle de la gorge.

On peut lire dans le rapport du coroner que, selon le rapport d’agents du Service de police de Sherbrooke, Rahaf Sana Aidy ne savait pas nager et était habillée lors de sa chute. Les jeunes qui l’accompagnaient ne savaient pas nager ou avaient des connaissances très limitées. Ils ont tout de même tout fait pour aider Rahaf Sana Aidy. À l’endroit où a eu lieu le drame, il y avait beaucoup de courant et la roche sur laquelle les jeunes s’étaient installés était glissante et inclinée vers l’eau. La visibilité dans l’eau était d’environ un pied.

Toujours selon le coroner, cet événement rappelle l’importance de suivre des cours de natation dès que possible et de se tenir loin des cours d’eau avec courant.

Déroulement de la tragédie

Le 29 juillet 2018, vers 15 h 30, cinq jeunes descendent au bord de la rivière Magog en empruntant un ancien sentier qui devient très escarpé par endroits. Une fois au bord de la rivière, les jeunes s’installent sur une roche. À un certain moment, Rahaf Sana Aidy se lève pour changer de place et glisse. Un autre tente de l’aider et glisse à son tour en tentant de s’agripper à un troisième. Malheureusement, les trois jeunes avec peu de connaissance et d’expérience en natation se retrouvent à l’eau à un endroit où il y a beaucoup de courant. Deux réussissent à s’en sortir, mais Rahaf Sana Aidy disparaît sous l’eau.

Un appel est alors fait aux services d’urgence et c’est alors que le branle-bas de combat débute. Plusieurs policiers ainsi que des membres du service des incendies et ambulanciers cherchent Rahaf Sana Aidy. Environ deux heures après la chute à l’eau, Rahaf Sana Aidy est retrouvée à environ deux mètres de profondeur. Il y a absence de pouls et de respiration. Malgré cela, des manœuvres de réanimation sont entreprises et les ambulanciers transportent Rahaf Sana Aidy dans un centre hospitalier. 

À son arrivée à l’urgence, Rahaf Sana Aidy étant en asystolie, un médecin ne peut que constater le décès. Il s’agit d’un décès accidentel, selon le rapport du coroner.

Le lendemain du drame, des employés de la Ville de Sherbrooke avaient déjà bloqué l’accès au sentier en question. 

Inspection

En plus des travaux réalisés pour sécuriser les abords de la rivière, la Ville de Sherbrooke a indiqué qu’elle inspectera progressivement les autres parcs ou sentiers aux abords des divers cours d’eau qui parcourent son territoire. La Ville demeure en phase d’analyse afin de repérer les endroits comportant des risques de chute ou permettant l’accès à des secteurs dangereux.