La Ville de Sherbrooke a lancé le processus pour exproprier les propriétaires de l'édifice abritant le Studio Sex, situé au 92, rue Wellington Sud.

La Ville se prépare à exproprier le Studio Sex

La Ville de Sherbrooke a lancé le processus pour exproprier les propriétaires de l'édifice abritant le Studio Sex, situé au 92, rue Wellington Sud. Elle poursuit parallèlement les démarches pour en arriver à une entente avec ces propriétaires, la société par actions Divertissement HJ inc. Le bâtiment est situé dans le futur quartier de l'entrepreneur baptisé Well inc.
Bernard Sévigny
L'objectif de la Ville demeure de démolir l'édifice dans son projet de reconstruire le stationnement à étages de la rue du Dépôt. Le propriétaire de l'immeuble n'aurait manifesté aucun intérêt de vendre sa propriété lors de la première approche.
Le communiqué publié lundi laisse toutefois entendre que la Ville est en contact « depuis plusieurs mois avec la compagnie Divertissement HJ inc. pour l'achat de sa propriété. Malgré l'amorce des procédures d'expropriation, les discussions se poursuivent pour l'acquisition de la propriété, par une entente de gré à gré, et également pour accompagner le propriétaire dans les démarches de relocalisation de son entreprise ».
La Ville propose de verser une indemnité principale de 402 900 $, soit la valeur de l'immeuble, à la société par actions. Une indemnité accessoire de 5000 $ est prévue pour les troubles, ennuis et inconvénients. Il est aussi prévu d'indemniser les locataires et occupants du bâtiment. Une procédure en expropriation sera donc entreprise devant le Tribunal administratif du Québec, section des affaires immobilières.
« Il y a des négociations pour le bâtiment et pour le fonds de commerce. C'est un peu comme pour un procès : à partir du moment où une date est fixée, on essaie de s'entendre hors cour. S'il peut y avoir une proposition intéressante, ça peut devenir une entente de gré à gré avant que le tribunal soit saisi du dossier. Il est parfois plus avantageux d'en venir à une entente que d'aller au bout du processus d'expropriation. Il y a quatre propriétés sur cinq que nous avons réussi à acquérir de gré à gré. Il reste ce cas-là où nous savions qu'il fallait lancer le processus d'expropriation. Il nous faut les cinq bâtiments pour réaliser le projet Well inc. », commente le maire Bernard Sévigny.
Rappelons que la Ville a déjà acheté les bâtiments ayant abrité le Pub irlandais, l'ancien Pap's et l'Hôtel Wellington, immeubles qu'elle compte démolir afin de construire, notamment, l'édifice qui accueillera les organismes de développement économique ainsi que d'autres partenaires du projet.
Le conseil municipal a par ailleurs autorisé le versement d'une indemnité provisionnelle de 285 530 $. Ces sommes sont prélevées à même le montant de 4 M$ qui avait été retenu pour les acquisitions liées le projet Well inc. au début du mois d'octobre.
« Dans la loi, nous pouvons prendre rapidement possession des lieux. Même si le tribunal statut dans deux ans ou trois ans, la force de l'expropriation, c'est de prendre possession rapidement. Pour l'entente, il y peut y avoir des délais », ajoute M. Sévigny. La Ville ne devrait toutefois accuser aucun retard en raison de l'expropriation dans la progression du projet. 
Des zones précises sont déjà déterminées dans le schéma d'aménagement pour permettre la relocalisation du Studio Sex, dont celle en face du palais de justice. Il existe aussi des zones de droits acquis, à Brompton notamment.